ORPHÉE ET EURYDICE

ORPHÉE ET EURYDICE

CHRISTOPH WILLIBALD GLUCK (1714-1787)
OPÉRA EN QUATRE ACTES
LIVRET FRANÇAIS DE PIERRE-LOUIS MOLINE
VERSION REMANIÉE PAR HECTOR BERLIOZ
CRÉÉE LE 19 NOVEMBRE 1859 AU THÉÂTRE-LYRIQUE
En français, avec surtitres en français & allemand

[FR] Orphée se lamente, Eurydice est morte. Sa douleur et son désir de retrouver sa bien-aimée sont tels qu’Amour cède à ses instances. Il pourra ramener Eurydice des enfers, mais à une condition: ne pas lui adresser un seul regard pendant le trajet du retour.

Si Monteverdi est l’inventeur de l’opéra, Gluck (1714-1787) en est le réformateur: réagissant contre les excès baroques, il veut davantage  
de simplicité, de naturel, d’austérité même. La partition est splendide, riche de ses contrastes.

Aurélien Bory met en scène ce fascinant voyage dans l’au-delà. Chorégraphe, il s’est distingué par une approche plurielle de son art, faisant notam-ment appel à des artistes de cirque, s’intéressant aux sciences et leur donnant des traductions scéniques. Ainsi, pour Orphée et Eurydice, un étonnant procédé technique lui permet de multiplier les jeux d’optique, de perception, de disparition. Six danseurs.ses rythment le récit et s’en font les maîtres de cérémonie. Surtout, point de vue original, Orphée est incarné par une femme. L’histoire d’amour s’enrichit ainsi d’un sens supplémentaire: récit de passion, elle donnerait à vivre cette théorie d’Aristophane qui dit que l’être humain, autrefois unique, a été coupé en deux, et que la recherche amoureuse est l’espoir d’une réunion.

Raphaël Pichon et son ensemble Pygmalion, qui se sont particulièrement imposés dans l’interpré-tation d’œuvres du XVIIIe siècle, font entendre, avec fluidité et dextérité dans la variété des couleurs, des contrastes et des atmosphères, toutes les richesses musicales de cet opéra.

» À la tête des chœurs et orchestre de son excellent ensemble Pygmalion, Raphaël Pichon [...] fait mugir les enfers avec une violence saisissante comme il fait chanter les accents d’une tendre élégie et d’une sensible douleur. Tout son art est de vraiment donner à entendre l’expressivité et la somptuosité de la musique de Gluck vibrante d’émotions. Cet Orphée et Eurydice est un bon-heur complet, pour l’œil et l’oreille, pour l’esprit et le cœur. Christophe CANDONI – www.sceneweb.fr

» Aurélien Bory remet en scène, (ré)énergise et (ré)enchante un espace visuel à la hauteur du déploiement sonore de l’œuvre. L’opéra comme spectacle syncrétique. Joël HEUILLON – Ôlyrix

[DE] Orphée beklagt den Tod von Eurydice. Seine Schmerzen und sein Verlangen danach, seine Geliebte wiederzufinden, sind derart, dass Amor seinen Bitten nachgibt. Er kann Eurydice aus der Unterwelt herausführen, allerdings unter einer Bedingung: Er darf sie während der Rückreise nicht ein einziges Mal anschauen.

Wenn Monteverdi der Erfinder der Oper ist, dann ist Gluck (1714-1787) ihr Reformer: als Reaktion auf die barocken Exzesse fordert er mehr Einfachheit, Natürlichkeit, ja, sogar Strenge. Die Partitur ist prachtvoll und reich an Kontrasten.

Aurélien Bory inszeniert diese faszinierende Reise in die Unterwelt. Als Choreograph zeichnet er sich durch eine pluralistische Herangehensweise an seine Kunst aus; so nutzt er ZirkuskünstlerInnen und interessiert sich für die Wissenschaften, die er szenisch übersetzt. Im Falle von Orphée et Eurydice ermöglicht ihm ein beeindruckendes technisches Verfahren, optische Spiele zu vervielfältigen, Spiele mit der Wahrnehmung und dem Verschwinden. Sechs TänzerInnen verleihen der Geschichte ihren Rhythmus und werden zu ihren Zeremonienmeistern. Ein innovativer Blickwinkel entsteht insbesondere durch die Tatsache, dass Orphée von einer Frau verkörpert wird. Die Liebesgeschichte erhält somit eine zusätzliche Bedeutung: Als Geschichte der Leidenschaft verlebendigt sie Aristophanes’ Theorie, nach der der Mensch, einst eine Einheit,  in zwei geteilt wurde und die Suche nach Liebe die Hoffnung einer Wiedervereinigung ist.

Dynamisch und geschickt in der Handhabung  der verschiedenen Klangfarben, Kontraste und Atmosphären lassen Raphaël Pichon und sein Ensemble Pygmalion, die sich durch die Interpre-tation von Werken des achtzehnten Jahrhunderts einen Namen gemacht haben, den ganzen musikali-schen Reichtum dieser Oper erklingen.

[EN] Orphée laments the death of Eurydice. His pain and his desire to return to his beloved are such that Love cedes to his request. He can bring Eurydice back from the underworld, albeit on one condition: he must not look at her, not even once, on their way back.

If Monteverdi is the inventor of opera, Gluck (1714-1787) is its reformer: reacting against baroque excess, he asks for more simplicity, naturalness, even austerity. The score is splendid and rich in contrasts.

Aurélien Bory stages this fascinating descent into the underworld. As a choreographer, he has distinguished himself by a pluralistic approach to his art; he notably makes use of circus performers, takes an interest in the sciences and translates them onto the stage. Thus, for Orphée et Eurydice, an astonishing technical process allows him to multiply optical games, playing with perceptions and disappearances. Six dancers endow the story with a rhythm and become its masters of ceremony. Above all, Orphée is played by a woman, which opens up an innovative perspective. The love story thus gains an additional meaning: as a story of passion, it fleshes out Aristophanes’s theory that man, once singular, was split into two, the search for love being the hope for reunion.

Fluidly handling the various colours, contrasts and atmospheres, Raphaël Pichon and his ensemble Pygmalion, who have made a name for themselves in interpreting works from the eighteenth century, bring out all the musical richness of this opera.

[DIS]

Direction musicale Raphaël Pichon
Mise en scène Aurélien Bory
Dramaturgie Taïcyr Fadel
Décors Pierre Dequivre & Aurélien Bory
Costumes Manuela Agnesini
Lumières Arno Veyrat
Assistance à la mise en scène Hugues Cohen

Orphée Jess Dandy
Eurydice Hélène Guilmette
Amour Lea Desandre

Danseurs.ses Claire Carpentier, Elodie Chan, Tommy Entresangle, Charlotte Le May, Coralie Meinguet, Margherita Mischitelli

Orchestre & chœur Pygmalion

Production Opéra Comique
Coproduction Opéra de Lausanne; Opéra Royal de Wallonie; Théâtre de Caen; Les Théâtres de la Ville de Luxembourg; Opéra Royal de Versailles Dans le cadre du partenariat avec le Bejing Music Festival

Mardi 23 FÉVRIER 2021 à 20h00 (tickets)
Jeudi 25 FÉVRIER 2021 à 20h00 (tickets)

DURÉE 2h10 (pas d'entracte)

Introduction à l'opéra par les Amis de l'Opéra une demi-heure avant chaque représentation (en français)

Adultes 65 €, 40 €, 25 € / Jeunes 8 € / Kulturpass bienvenu

Lieu: Grand Théâtre / Grande Salle

 

[TICKETS]2021-02-23 20:00:00 29251+2021-02-25 20:00:00 29252