L'HOMME EST TROP BEAU POUR QU'ON LE NÉGLIGE

L'HOMME EST TROP BEAU POUR QU'ON LE NÉGLIGE

Les Samedis aux Capucins
Sous le signe du Cycle Afrique
En français

Le 6 mars 2021 à 15h00 au Théâtre des Capucins

En m’emparant depuis quelques années, en tant que comédien, de la parole de Césaire, de Sony Labou Tansi, de Dieudonné Niangouna, et de Felwine Sarr, j’ai voulu tisser, une filiation essentielle entre  les combats poétiques et politiques d’une grande force qui ont eu cours dans l’histoire des peuples noirs. La scène devient alors un lieu brûlant du dialogue pour les libertés, la pacification des mémoires et l’appel aux fraternités nouvelles.

Pour Césaire Un homme qui crie n’est pas un ours qui danse.
Pour Sony La haine n’a jamais sauvé personne.
Pour Niangouna Le rêve qui prend la forme d’un homme ne se réalise pas dans le corps du champion mais bien dans celui qu’il inspire…
Pour Felwine La liberté doit devenir notre passion.

À travers ces quatre textes coup de poing, j’ai tenté d’embrasser avec amitié, tendresse et une force sans concession aucune les enchevêtrements tumultueux de l’histoire des hommes et des femmes coincé.e.s dans les périphéries du « progrès universel » et dont le désir de parole et la réserve de virginité humaniste sont restés quasi intacts.

Chemin faisant, j’ai rencontré aussi sur mon parcours de lecteur passionné Christiane Taubira, je voudrais donc saisir l’opportunité de ce Samedi aux Capucins pour mêler sa voix puissante à celles des autres poètes précités. À travers donc un cheminement articulé de larges extraits de textes de ces auteurs et dans une ambiance musicale, nous propo-sons au public de les entendre à nouveau, espérant que ça fasse écho à ce qui peut nous agiter aujourd’hui dans le débat social…

Qu’est ce qui relie ces auteurs ?

Toutes ces paroles ont en commun de pacifier nos mémoires en les revisitant, mais aussi en les posant dans des perspectives nouvelles ; non pas dans une perspective de confrontation, mais en affirmant qu’elles sont constitutives de nos mémoires et de notre histoire communes par lesquelles nous pouvons désirer, encore, l’avenir, ENSEMBLE. En cela il s’agit d’envisager demain avec ces auteurs « inséminateurs » d’une conscience et d’une mémoire universelles partageables.

Texte d’Etienne Minoungou
Distribution
Sélection des textes Etienne Minoungou
Avec Etienne Minoungou, Steve Karier
Musique Simon Winse

Entrée libre / Nombre de places limité / Durée: 1h30 (pas d'entracte) /  Réservations auprès de mameier@vdl.lu

Organisée en collaboration avec
 l’Institut Français du Luxembourg