[FR] Après la danse, Dios proveerá, et l’opéra, The Rake’s Progress, David Bobée, avec Peer Gynt d’Henrik Ibsen, nous emmène dans un voyage humain et théâtral.
Elle est épique l’errance de ce jeune homme qui «veut être lui-même» et ne réaliser que «de grandes choses», d’un mariage compromis à une intronisation chez les Trolls, en passant par la traite des nègres, un asile d’aliénés, un terrible naufrage… et un retour à la case départ, auprès de Solveig, celle qui l’aime et l’attend. Des expéditions fantastiques, mais aussi des mots et des mots pour dire les rêves, les récits débordants, les questionnements du héros.
David Bobée nous en met plein la vue avec un dispositif scénique en parc d’attractions déglingué, où stationne une caravane antique, où surgissent d’improbables créatures, où des tempêtes se déclenchent en mer, où l’on passe soudain d’une salle de conseil d’administration aux sables d’un désert.
Cette fois encore, en énergie folle, ses comédiens bondissent et rebondissent, se multiplient. Un musicien en direct, ponctue, commente, annonce, chante ce qui se joue. Des questions existentielles-essentielles sont posées. Des questions bienvenues dans notre monde du chacun pour soi.
» Des montagnes russes brisées, une caravane souillée, un immense masque de clown à la renverse... Le Peer Gynt de David Bobée contient en son décor toute l’allégorie de la vie de ce vaurien, celle d’avoir tout abîmé à force d’avoir trop louvoyé, trop charmé, trop trompé, jusqu’à ce que la fête – foraine – soit définitivement terminée. Le metteur en scène a réussi à capter l’âme du personnage d’Ibsen, ni foncièrement bon ni foncièrement mauvais, simplement et vulgairement humain, médiocre dans ses actions, faible dans ses convictions. [...] Ses acteurs agissent comme des caméléons, capables de se mouvoir de rôle en rôle avec la même aisance, de grimper, de jouer et de chanter avec la même agilité. Les Échos, Vincent Bouquet
» Avec l’art de la diversité, de l’éclectisme scénique qui caractérise son travail, David Bobée dessine ici l’incroyable et poétique bande dessinée d’un égoïste qui mesure peu à peu la vanité du moi et de la connaissance de soi. Mieux vaut s’engager dans le monde, être à l’écoute des êtres aimés que s’abîmer dans l’illusion de soi. Télérama, Fabienne Pascaud
[DIS]
Traduction François Regnault
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Vendredi 18 JANVIER 2019 à 20h00 (tickets)
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[TICKETS]2019-01-18 20:00:00 25445+2019-01-19 20:00:00 25446