[FR] Je suis un pays est un cauchemar qui tient autant de la série Z, du film gore que de la comédie. Nous sommes après la fête, après la joie, dans la comédie burlesque et tragique d’une jeunesse évanouie... face à un futur à inventer.
Une catastrophe a eu lieu, terrible, dévastatrice.
La vie humaine en a été définitivement bouleversée. Nouvelles royautés, nouvelles industries. Toute puissance de la publicité et des divertissements. Les humains se cherchent des raisons d’être, se fantasment des origines, attendent un Sauveur et s’abandonnent à leurs instincts, fussent-ils destructeurs, et cela dans un monde bâti sur les ruines fumantes d’un passé refoulé et d’une société stérile.
Tel est le tremplin sur lequel va rebondir le théâtre multiplié de Vincent Macaigne, dans un délire scénographique aussi fou qu’absolument maîtrisé. Boue, explosions, tohu-bohu, saturation sonore, sang, parodies, apparitions-disparitions, effondrements.
Le théâtre de Macaigne est un théâtre puissant, vif et destructeur. Sa vivacité, sa violence pour ne pas dire sa cruauté tiennent autant de la rage que de l’euphorie, de l’amour que du désespoir, de la tendresse que du refus inconditionnel. Il ne cherche pas la solution, il cherche la vitalité. Il ne cherche pas l’absolution ou la conviction, il cherche à rester en vie et à dépasser l’idée par l’action, à transformer l’analyse en action collective. Il ne s’agit pas de plaire ni même de convaincre, mais de mettre en mouvement. C’est un théâtre du réveil, du sursaut, qui s’inscrit dans la suite d’un Meyerhold pour qui l’acteur était l’ouvriercatalyseur de l’énergie vitale qui devait sortir le spectateur de ses pulsions tristes, d’un Artaud dont la cruauté était une haute exigence face à la vie contre toutes les formes de coercition ou d’un Castorf dans l’énergie mise à déconstruire les structures de pouvoir et à dénoncer les lâchetés. Un théâtre qui avance droit, sans peur, sans honte, sans retenue, tout entier accompli dans sa puissance libérée.
» C’est là que l’on retrouve la marque du metteur en scène: faire tout exploser, nous noyer dans des lumières et des sons déments (d’où les bouchons d’oreilles distribués à l’entrée), nous envahir de mots, et, pour finir, nous toucher par la tendresse, oui, la tendresse qui toujours déchire ses spectacles. [...] Les genres se catapultent, une génération crie ses tiraillements, mais le désir est là, il éclate, au même titre que le désespoir dans la débauche du «trop» et s’incarne dans des comédiens engagés jusqu’au bout, en particulier l’exceptionnelle Candice Bouchet. Le Monde, Brigitte Salino
» Libérant les corps dans des danses affolées, noyant les fantômes tyranniques des puissants du Prince Charles au Président Trump) dans des mares de sang et d’eau, projetant sur scène des avalanches de terre et de détritus, avant d’inviter les spectateurs à envahir le plateau pour boire une bière [...], Macaigne n’en fait jamais trop. Car rien n’est trop pour susciter tout. Artpress, Emmanuel Daydé
[DIS]
Avec Sharif Andoura, Candice Bouchet, Pauline Lorillard, Vimala Pons, Rodolphe Poulain, Hedi Zada & l’enfant
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Vendredi 9 NOVEMBRE 2018 à 20h00 (tickets)
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[TICKETS]2018-11-09 20:00:00 25395+2018-11-10 20:00:00 25396
[FR] Je suis un pays est un cauchemar qui tient autant de la série Z, du film gore que de la comédie. Nous sommes après la fête, après la joie, dans la comédie burlesque et tragique d’une jeunesse évanouie... face à un futur à inventer.
Une catastrophe a eu lieu, terrible, dévastatrice.
La vie humaine en a été définitivement bouleversée. Nouvelles royautés, nouvelles industries. Toute puissance de la publicité et des divertissements. Les humains se cherchent des raisons d’être, se fantasment des origines, attendent un Sauveur et s’abandonnent à leurs instincts, fussent-ils destructeurs, et cela dans un monde bâti sur les ruines fumantes d’un passé refoulé et d’une société stérile.
Tel est le tremplin sur lequel va rebondir le théâtre multiplié de Vincent Macaigne, dans un délire scénographique aussi fou qu’absolument maîtrisé. Boue, explosions, tohu-bohu, saturation sonore, sang, parodies, apparitions-disparitions, effondrements.
Le théâtre de Macaigne est un théâtre puissant, vif et destructeur. Sa vivacité, sa violence pour ne pas dire sa cruauté tiennent autant de la rage que de l’euphorie, de l’amour que du désespoir, de la tendresse que du refus inconditionnel. Il ne cherche pas la solution, il cherche la vitalité. Il ne cherche pas l’absolution ou la conviction, il cherche à rester en vie et à dépasser l’idée par l’action, à transformer l’analyse en action collective. Il ne s’agit pas de plaire ni même de convaincre, mais de mettre en mouvement. C’est un théâtre du réveil, du sursaut, qui s’inscrit dans la suite d’un Meyerhold pour qui l’acteur était l’ouvriercatalyseur de l’énergie vitale qui devait sortir le spectateur de ses pulsions tristes, d’un Artaud dont la cruauté était une haute exigence face à la vie contre toutes les formes de coercition ou d’un Castorf dans l’énergie mise à déconstruire les structures de pouvoir et à dénoncer les lâchetés. Un théâtre qui avance droit, sans peur, sans honte, sans retenue, tout entier accompli dans sa puissance libérée.
» C’est là que l’on retrouve la marque du metteur en scène: faire tout exploser, nous noyer dans des lumières et des sons déments (d’où les bouchons d’oreilles distribués à l’entrée), nous envahir de mots, et, pour finir, nous toucher par la tendresse, oui, la tendresse qui toujours déchire ses spectacles. [...] Les genres se catapultent, une génération crie ses tiraillements, mais le désir est là, il éclate, au même titre que le désespoir dans la débauche du «trop» et s’incarne dans des comédiens engagés jusqu’au bout, en particulier l’exceptionnelle Candice Bouchet. Le Monde, Brigitte Salino
» Libérant les corps dans des danses affolées, noyant les fantômes tyranniques des puissants du Prince Charles au Président Trump) dans des mares de sang et d’eau, projetant sur scène des avalanches de terre et de détritus, avant d’inviter les spectateurs à envahir le plateau pour boire une bière [...], Macaigne n’en fait jamais trop. Car rien n’est trop pour susciter tout. Artpress, Emmanuel Daydé
[DIS]
Avec Sharif Andoura, Candice Bouchet, Pauline Lorillard, Vimala Pons, Rodolphe Poulain, Hedi Zada & l’enfant
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Vendredi 9 NOVEMBRE 2018 à 20h00 (tickets)
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[TICKETS]2018-11-09 20:00:00 25395+2018-11-10 20:00:00 25396
VINCENT MACAIGNE -Je suis un pays - grand theatre LU - TEASER from Les Théâtres on Vimeo.