[FR] Au Festival d’Avignon 2013, Les Particules élémentaires ont été saluées unanimement. Elles ont mis en évidence le beau travail de Julien Gosselin.
Pour celui-ci, parler du monde d’aujourd’hui au théâtre, avec des auteurs d’aujourd’hui, est une nécessité manifeste. Michel Houellebecq est un auteur français qui s’attache à décrypter la société occidentale dans ses contradictions les plus profondes.
Pour Julien Gosselin, l’écriture de Houellebecq est faite pour le théâtre: toute son œuvre est, stylistiquement, centrée sur le pari de faire se côtoyer descriptions wikipédiesques, récit romanesque, poèmes. En ce sens, son écriture est profondément impure, totale, polyphonique, bâtarde: éminemment théâtrale.
Dix acteurs sont sur le plateau tout au long du spectacle pour incarner à la fois narrateurs et personnages. Il n’y a pas de décor, ce sont les images vidéo, les lumières et la musique en direct qui confèrent une réalité scénique au monde sensible de Houellebecq.
Cette pièce «est avant tout l’histoire d’un homme qui vécut la plus grande partie de sa vie en Europe occidentale, durant la seconde moitié du XXe siècle. Généralement seul, il fut cependant, de loin en loin, en relation avec d’autres hommes. Le pays qui lui avait donné naissance basculait lentement, mais inéluctablement, dans la zone économique des pays moyen-pauvres. Les hommes de sa génération passèrent leur vie dans la solitude et l’amertume. Les sentiments d’amour, de tendresse et de fraternité humaine avaient dans une large mesure disparu».
» Le travail d’orfèvre sur la temporalité de la narration que mène Houellebecq, ses glissements dans l’ordre du discours se trouvent comme magnifiés, veloutés par le spectacle. Une buée de tristesse narrative et musicale l’habite, comme la musique d’une chanson qui fait revenir aux lèvres des paroles que l’on croyait avoir oubliées. Rue 89, J.-P. Thibaudat
» Ici, que du talent, des personnalités d’acteurs, un travail de troupe, une jeunesse éclatante. Ce grand spectacle électrisant a les doigts branchés dans la prise, là où ça continue à faire mal. Nouvel Observateur, Odile Quirot
[DIS]
Avec Joseph Drouet, Denis Eyriey, Antoine Ferron, Noémie Gantier, Carine Goron, Alexandre Lecroc-Lecerf, Caroline Mounier, Victoria Quesnel, Géraldine Roguez, Maxence VandeveldeAdaptation, mise en scène & scénographie Julien GosselinCréation lumière & régie générale Niko Joubert
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Vendredi 24 NOVEMBRE 2017 à 19h00 (tickets)
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[TICKETS]2017-11-24 19:00:00 23607+2017-11-25 19:00:00 23608+ 2017-11-26 17:00:00 24409