Peeping Tom has won an Oliver Award for 32 rue Vandenbranden in the category Best New Dance Production.
[FR] Vader se déroule dans la salle des pas-perdus d’une maison de retraite dont les murs imposants accentuent le fait que l’action a lieu en sous-sol. Au centre de cette antichambre entre le monde des vivants et celui des morts trône la figure du père, qui semble se distancier peu à peu de la société des hommes. Son effacement ne renvoie pas tant à l’histoire d’un individu qu’à la mythologie même du père ; à travers des scènes qui explosent et se figent brusquement, il apparaît en même temps divin et ridicule, doté d’une riche vie mentale, et déconnecté, sur le déclin, vide. Son passé recèle-t-il un secret profond, ou serait-il simplement fou ou délirant ? Les autres résidents et le personnel l’observent avec haine et amusement, affection et indifférence. La pièce joue sur ce fossé grandissant entre la perception et la réalité dans le corps en déclin et le cerveau sénile. Le temps semble ralentir, comme pour s’accorder à la lenteur des gestes ; la parole et la musique deviennent bruit, la vision se trouble, et le monde lui-même semble ne faire sens seulement dans la mesure où il incarne un souvenir ou une projection. Vader explore avec un humour poignant le moment où l’imagination ou la maladie d’un vieil homme, une sorte de Don Quichotte contemporain, menace de faire basculer les réalités du quotidien d’une maison de retraite dans le rêve.
Vader est le premier volet de la trilogie Père-Mère-Enfants. La première mondiale a eu lieu le 10 mai 2014 au Theater im Pfalzbau (Ludwigshafen, DE). La pièce a été élue Meilleur Spectacle de Danse de l'année 2014 par le quotidien néerlandais NRC Handelsblad.
» La vie quotidienne est déshumanisée, militairement rythmée, infantilisante: (...). Les comédiens et les danseurs de Peeping Tom (...) sont remarquables. Luxemburger Wort
» Remarquable travail des metteurs en scène et artistes confondus pour refléter sur des notes optimistes la dure réalité quotidienne de la communauté plutôt disparate des vieilles personnes en fin de parcours, pressentant et voyant la mort rôder autour d’eux. Tageblatt
» Vader confirme encore une fois le talent et la créativité de [Peeping Tom] qui continue à nous surprendre et nous émerveiller avec humour et dérision. Ma Culture
» Toute la pièce est ainsi formidablement déglinguée mais on oubliait le plus important : c'est férocement drôle. Le Soir
» Un home pris d’une folie jouissive. La Libre Belgique
» What a difference a day makes. Vous pouvez nous croire, elle se trouve dans le fait d'avoir vu ce Vader ou pas. De Morgen
» Quoi qu’il en soit, Peeping Tom prouve une fois de plus qu’il occupe une place unique dans le paysage de la danse. De Morgen
» La danse chez Peeping Tom est volontiers burlesque, la scénographie est très figurative mais flirte seulement avec une narration très surréaliste. Qu’on ne s’y trompe pas, cet exercice jouissif pour le spectateur demande une virtuosité inouïe. La Libre Belgique
» La jeune compagnie de danse Peeping Tom l’est dans tous les sens, fantastique... par son talent chorégraphique, par son rayonnement international, par l’univers parallèle dans lequel elle fait entrer le spectateur et où les images proposées viennent constamment nourrir son imaginaire. Rue du Théâtre
[EN] Vader is set in the visiting area of an old-folks home whose towering walls accentuate the fact that the action takes place deep underground. At the centre of this netherworld, somewhere between the world of the living and the dead, stands the figure of the father, who seems to be distancing himself gradually from the human community. His fading is drawn, not from the story of one individual, but from the mythology of the father. This figure appears at once as God-like and ridiculous, as possessed of a rich mental life, and as disconnected, decaying, empty. His past may harbour a deep secret, or maybe he is simply mad or delusional. The other residents and the staff wonder at him, regarding him with amusement and hatred, affection and indifference. The piece plays on the widening gap between perception and reality. With poignancy and wit, Vader explores the moment when the memories (or are they fancies, hallucinations?) of an old man, a sort of latter-day Don Quixote, constantly threaten to tip the realities of daily life into fantasy.
Vader is Peeping Tom in a nutshell: more real than real, with virtuoso dancers who remain subordinate to a highly visual poetry; the subject of their dance is something beyond words, that deep darkness of human failings.
[DE] Das belgische Kollektiv Peeping Tom führt durch surreale Parallelwelten, verknüpft technisch hochvirtuose Tänze mit filmischen Bildwelten und hält in konzentrierter Spannung die Zeit an. VADER (Vater) ist der Beginn eines tiefgründig burlesken Familienepos. Mit großen furiosen Bildern und absurd filmischer Atmosphäre tauchen wir in ein neues berauschendes Universum, in dem wir gleichzeitig erstarren und die Lebendigkeit des Lebens in höchster Form erfahren.
[DIS]
Mise en scène Franck Chartier
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Mercredi 6 MAI 2015 à 20h00 (tickets)
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[TICKETS]2015-05-06 20:00:00 17820+2015-05-07 20:00:00 17821