#42 IVANOV

Anton P. Tcheckov
Comédie en quatre actes & cinq tableaux
Création

[FR] En 1887, Tchekhov écrit sa première grande pièce, Ivanov. Il a 27 ans. C’est une pièce jeune, neuve, violente, une comédie en quatre actes et cinq tableaux qu’il écrit en deux semaines. L’emportement se sent dans le style qui étonne par sa crudité. La pièce provoque un esclandre. En 1889, effaçant les côtés comiques, il en fait un drame en quatre actes qui est joué avec un grand succès. Se basant sur la première version, la comédie burlesque, l’œuvre de jeunesse de Tchekhov, Myriam Muller, dont on connaît le travail dense et élaboré qu’elle effectue aux Théâtres de la Ville de Luxembourg, s’entoure d’une belle distribution pour cette nouvelle mise en scène.

Ivanov est un propriétaire foncier criblé de dettes. Marié à Anna Pétrovna, une juive, il ne peut plus la supporter, bien qu’elle soit en train de mourir de phtisie. Il cherche refuge chez un vieil ami alcoolique, Lébédev, dont la femme lui prête de l’argent et la fille Sacha est amoureuse de lui. Aigri, Ivanov accumule les erreurs. Sa femme morte, Ivanov décide de se remarier avec Sacha...

En choisissant un nom russe aussi commun (l’équivalent de Schmidt), Tchekhov nous raconte qu’Ivanov, c’est n’importe qui, vous, moi, le premier venu. Ivanov a, dans sa jeunesse, voulu changer le monde, il a risqué beaucoup et peu gagné. Maintenant au tournant de la quarantaine, la force lui manque – l’énergie, le désir de vie – et il abandonne. Tchekhov décrit avec cruauté une petite bourgeoisie provinciale en décrépitude, bête, méchante, hypocrite, antisémite et avide de ragots pour nourrir sa vacuité.

» Cette version théâtrale glaçante, avec le soutien d’une vidéo qui n’envahit pas le discours mais le souligne, est séduisante. L’Humanité à propos de Breaking the Waves, Gérald Rossi

» La mise en scène nous fait penser à une peinture expressionniste avec ses couches de pinceau sombre soulignant la terrible pression religieuse, et les percées de lumière, ses gouttes de transpiration, à travers le seul corps d’une femme, son corps est un cri! [...] [L]a démarche [de Myriam Muller] est d’explorer les aspects considérés comme subversifs de la nature humaine. Le Monde à propos de Breaking the Waves, Évelyne Trân

» Une mise en scène envoûtante. Luxemburger Wort à propos de Breaking the Waves, Marc Thill

[DIS]

Avec Mathieu Besnard, Denis Jousselin, Nicole Max, Jorge de Moura, Sophie Mousel, Valéry Plancke, Manon Raffaelli, Raoul Schlechter, Pitt Simon, Anouk Wagener, Jules Werner

Mise en scène Myriam Muller
Scénographie Anouk Schiltz
Costumes Sophie van den Keybus
Lumières Renaud Ceulemans
Musique live Jorge de Moura
Assistante à la mise en scène Daliah Kentges

Production Les Théâtres de la Ville de Luxembourg

 

 

 

Vendredi 28 FÉVRIER 2020 à 20h00 (tickets)
Mardi 3 MARS 2020 à 20h00 (tickets)
Mercredi 4 MARS 2020 à 20h00 (tickets)
Jeudi 5 MARS 2020 à 20h00 (tickets)
Vendredi 6 MARS 2020 à 20h00 (tickets)

DURÉE inconnue, spectacle en création

Einführung zum Stück von Herrn Marc Rettel ½ Stunde vor jeder Vorstellung (DE).

Adultes 20 € / Jeunes 8 € / Kulturpass bienvenu

Lieu: Grand Théâtre / Studio

[TICKETS]2020-02-28 20:00:00 27419+2020-03-03 20:00:00 27420+2020-03-04 20:00:00 27421+2020-03-05 20:00:00 27422+2020-03-06 20:00:00 27423