#49 PEER GYNT

HENRIK IBSEN

[FR] Après la danse, Dios proveerá, et l’opéra, The Rake’s Progress, David Bobée, avec Peer Gynt d’Henrik Ibsen, nous emmène dans un voyage humain et théâtral.

Elle est épique l’errance de ce jeune homme qui «veut être lui-même» et ne réaliser que «de grandes choses», d’un mariage compromis à une intronisation chez les Trolls, en passant par la traite des nègres, un asile d’aliénés, un terrible naufrage… et un retour à la case départ, auprès de Solveig, celle qui l’aime et l’attend. Des expéditions fantastiques, mais aussi des mots et des mots pour dire les rêves, les récits débordants, les questionnements du héros.

David Bobée nous en met plein la vue avec un dispositif scénique en parc d’attractions déglingué, où stationne une caravane antique, où surgissent d’improbables créatures, où des tempêtes se déclenchent en mer, où l’on passe soudain d’une salle de conseil d’administration aux sables d’un désert.

Cette fois encore, en énergie folle, ses comédiens bondissent et rebondissent, se multiplient. Un musicien en direct, ponctue, commente, annonce, chante ce qui se joue. Des questions existentielles-essentielles sont posées. Des questions bienvenues dans notre monde du chacun pour soi.

» Des montagnes russes brisées, une caravane souillée, un immense masque de clown à la renverse... Le Peer Gynt de David Bobée contient en son décor toute l’allégorie de la vie de ce vaurien, celle d’avoir tout abîmé à force d’avoir trop louvoyé, trop charmé, trop trompé, jusqu’à ce que la fête – foraine – soit définitivement terminée. Le metteur en scène a réussi à capter l’âme du personnage d’Ibsen, ni foncièrement bon ni foncièrement mauvais, simplement et vulgairement humain, médiocre dans ses actions, faible dans ses convictions. [...] Ses acteurs agissent comme des caméléons, capables de se mouvoir de rôle en rôle avec la même aisance, de grimper, de jouer et de chanter avec la même agilité. Les Échos, Vincent Bouquet

» Avec l’art de la diversité, de l’éclectisme scénique qui caractérise son travail, David Bobée dessine ici l’incroyable et poétique bande dessinée d’un égoïste qui mesure peu à peu la vanité du moi et de la connaissance de soi. Mieux vaut s’engager dans le monde, être à l’écoute des êtres aimés que s’abîmer dans l’illusion de soi. Télérama, Fabienne Pascaud

[DIS]

Traduction François Regnault
Mise en scène & adaptation David Bobée
Dramaturgie Catherine Dewitt
Assistante à la mise en scène Sophie Colleu
Scénographie David Bobée & Aurélie Lemaignen

Avec Clémence Ardoin, Jérôme Bidaux, Pierre Cartonnet, Amira Chebli, Catherine Dewitt, Radouan Leflahi, Thierry Mettetal, Grégori Miège, Marius Moguiba, Lou Valentini

Composition & interprétation musicale Butch McKoy
Création lumière Stéphane Babi Aubert
Composition musicale Jean-Noël Françoise
Costumes Pascale Barré

Construction de la structure du décor par les Ateliers du Grand T, théâtre de Loire-Atlantique
Toiles peintes par les Ateliers de l’Opéra de Limoges
Construction des éléments mobiles par le constructeur Richard Rewers
Accessoires Christelle Lefèbvre

Production CDN de Normandie-Rouen
Coproduction Le Grand T, théâtre de Loire-Atlantique; Les Théâtres de la Ville de Luxembourg; Les Gémeaux Scène Nationale-Sceaux; Châteauvallon Scène Nationale
Avec le dispositif d’insertion de l’École du Nord
Soutenu par la Région Hauts-de-France & la DRAC Région Hauts-de-France

Vendredi 18 JANVIER 2019 à 20h00 (tickets)
Samedi 19 JANVIER 2019 à 20h00 (tickets)

DURÉE 3h25 & entracte

Introduction à la pièce par Monsieur Stéphane Gilbart une demi-heure avant chaque représentation (en français)

Adultes 25 €, 20 €, 15 € / Jeunes 8 € / Kulturpass bienvenu

Lieu: Grand Théâtre / Grande Salle

[TICKETS]2019-01-18 20:00:00 25445+2019-01-19 20:00:00 25446