Les Théâtres de la Ville de Luxembourg

#33 SERGE AIMÉ COULIBALY / FASO DANSE THÉÂTRE

KALAKUTA REPUBLIK
AVEC 7 INTERPRÈTES

[FR] À deux reprises déjà (Babemba en 2010 et Cut the Sky avec Dalisa Pigram en 2015), le public du Grand Théâtre a pu apprécier le travail de Serge Aimé Coulibaly, un chorégraphe belgo-burkinabé consacré internationalement. Kalakuta Republik est une chorégraphie fondée sur la musique et la vie de Fela Anikulapo Kuti (1938-1997), un chanteur, saxophoniste, chef d’orchestre et homme politique nigérian. Fondateur de la contestataire Republique de Kalakuta, il est l’inventeur de l’afrobeat, une fusion du funk, du jazz, de la musique d’Afrique occidentale, de la musique traditionnelle nigériane et des rythmes yorubas. Après en avoir fait la bande son de plusieurs de ses créations, Serge Aimé Coulibaly lui consacre aujourd’hui tout un spectacle. Kalakuta Republik n’est ni une biographie ni un concert, mais une réflexion chorégraphique sur l’engagement artistique.

Kalakuta Republik n’offre pas de réponses mais pose, dans sa danse sensuelle et virtuose, des questions qui interpellent. Pourquoi un peuple se rassemble-t-il et cherche-t-il une alternative? Pourquoi est-il à la recherche de leaders charismatiques? Quelles sont aujourd’hui la place et la responsabilité de l’artiste dans la société? Comment amener les consciences à s’ouvrir à la différence? Grand connaisseur de la musique de Fela, le compositeur Yvan Talbot en a joué pour en faire ressortir toute la singularité et la mettre en étroite relation avec le travail de Serge Aimé Coulibaly.

» Leur danse est physique, sensuelle, violente et douce, faite de solos ou d’unissons, de tremblements, de corps jetés à terre, de tournoiements. Ils ont des peintures faciales comme à la guerre et pointent le doigt vers le ciel. On y retrouve Serge Aimé Coulibaly comme danseur, et au milieu des danseurs noirs, la danseuse blanche Marion Alzieu, excellente, aux mouvements très sûrs. […] Sur scène, des projections évoquent, sans insister, les révolutions, les explosions, les colonnes de réfugiés. Une manière de rappeler qu’en Afrique les révolutions furent souvent menées par la musique. Depuis Indépendance cha cha de Joseph Kabasele au Congo, depuis Fela Kuti au Nigéria, jusqu’à Tiken Jah Fakoly et les groupes rap qui mobilisèrent au Sénégal (Y en a marre) et au Burkina (Balai citoyen). La Libre Belgique, Guy Duplat

[DE] Als „gefährlichsten Musiker der Welt“ hat die Zeitschrift Rolling Stone Fela Kuti (1938-1997) einmal bezeichnet. Der Nigerianer, der als Begründer des Afrobeat gilt, war in der Politik ebenso einflussreich wie in der Musik. Er kritisierte die Militarregierung seines Landes und gründete in seinem Nachtclub „Shrine“ die Kommune „Kalakuta Republic“, die 1977 von Soldaten zerstört wurde.

Kalakuta Republik heißt auch das Stück von Serge Aimé Coulibaly aus Burkina Faso, der sich in Babemba (2010 in Luxemburg aufgeführt) vier afrikanischen Staatsmännern näherte und nun mit Fela Kuti eine weitere charismatische Figur porträtiert.

Coulibaly versteht sein Stück weder als Konzert noch als Biografie, sondern als „choreographische Reflexion“ über die Verantwortung des Künstlers in der Gesellschaft.

[EN] Following his two previous visits to the Grand Théâtre (Babemba in 2010 and Cut the Sky in 2015 with Dalisa Pigram), the Belgian-Burkinabe choreographer Serge Aimé Coulibaly returns to Luxembourg for the third time with Kalakuta Republik, a work inspired by the music and life of Fela Anikulapo Kuti, a singer, saxophonist, conductor and Nigerian politician. Kuti created the Afrobeat, a fusion of funk, jazz, West African music, traditional Nigerian music and Yoruba rhythms. Composer Yvan Talbot is a great connoisseur of the music of Kuti and has created a unique musical piece that complements the work of Serge Aime Coulibaly. Kalakuta Republik is neither a biography nor a concert, but a choreography reflecting artistic commitment. It does not offer answers but poses, in its sensual dance and virtuoso, questions that challenge; this in itself is an appropriate homage.

[DIS]

Concept & chorégraphie Serge Aimé Coulibaly
Dramaturgie Sara Vanderieck
Créateur musique Yvan Talbot
Assistant à la chorégraphie Sayouba Sigué

Création & interprétation Adonis Nébié, Marion Alzieu, Sayouba Sigué, Serge Aimé Coulibaly, Ahmed Soura, Antonia Naouele & Ida Faho

Scénographie & costumes Catherine Cosme
Création lumière Hermann Coulibaly
Technique Sam Serruys
Vidéo Eve Martin
Photos Sophie Garcia

Production Halles de Schaerbeek & Faso Danse Théâtre
Production déléguée Halles de Schaerbeek
Coproduction Maison de la Danse (Lyon), Torinodanza festival (Torino), Le Manège – Scène nationale de Maubeuge, Le Tarmac – La scène internationale francophone (Paris), Les Théâtres de la Ville de Luxembourg, Ankata (Bobo Dioulasso), Les Récréâtrales (Ouagadougou), De Grote Post (Ostende), Festival Africologne (Cologne)
Diffusion Frans Brood Productions

Avec le soutien du Musée des Confluences (Lyon) pour l’accueil en résidence, et de la Fédération Wallonie-Bruxelles, service de la danse

Mardi 12 JUIN 2018 à 20h00 (tickets)
Mercredi 13 JUIN 2018 à 20h00 (tickets)

DURÉE environ 1h20 & entracte

Adultes 20 € / Jeunes 8 € / Kulturpass bienvenu

Lieu: Grand Théâtre / Studio

[TICKETS]2018-06-12 20:00:00 23711+2018-06-13 20:00:00 23712