Les Théâtres de la Ville de Luxembourg

#13 KAORI ITO

JE DANSE PARCE QUE JE ME MÉFIE DES MOTS
DUO
En français

[FR] Kaori Ito est de retour. Après Islands of no memories, Plexus, Asobi, ses interventions dans l’opéra House of the sleeping beauties et la pièce de théâtre Le Bourgeois gentilhomme, la revoilà avec une création originale: Je danse parce que je me méfie des mots.

Originale en effet: elle y danse en duo avec son père, Hiroshi Ito, un sculpteur.

Ce spectacle, qui traite de la filiation, lui offre le prétexte bienvenu d’une rencontre à la fois artistique et humaine avec son père. Une belle façon de retisser des liens estompés par l’éloignement; une manière de lui offrir cette danse qu’il lui demande rituellement.

Kaori Ito donne à voir et à ressentir à travers ces corps à la fois familiers et étrangers l’abîme qui les sépare. Il s’agit également pour la danseuse et le sculpteur, le père et la fille, de se débarrasser de ces armures sculptées par des années de pratique artistique intensive et de conventions sociales. Alors elle cherche des mots, ces lieux d’expression où elle avoue être la plus fragile.

Le duo de la fille danseuse et du père sculpteur adresse aux spectateurs des questions forcément indicibles.

» Moment fragile, extrêmement émouvant, tellement intime et universel à la fois, la création de Kaori Ito est réellement touchante. D’Lëtzebuerger Land, Emmanuelle Ragot

» La question de la filiation est au cœur de la dernière création de Kaori Ito (…). Un thème traité de manière autobiographique, très personnelle, mais qui touche à des points universels. Comment briser la distance instaurée entre un père et une fille par une certaine éducation, la confrontation des égos, les difficultés physiques ou psychiques à communiquer, les normes sociales? (…) Dans cette pièce à l’esthétique minimaliste s’exprime toute la complexité des relations filiales en même temps que leur fragile alchimie. Luxemburger Wort, Marie-Laure Rolland

» Ils sont tous les deux face à face. Lui, 67 ans, un swing de jeune homme et des humeurs de gamin accroché à une branche, [...]; elle, 35 ans, en costume brodé vietnamien – lorsqu’elle est bronzée, on la croit originaire du Vietnam –, lui balance en voix off le flot de questions intimes et banales qu’elle retient depuis trop longtemps. [...] plus proche d’une famille de dansethéâtre où l’on retrouve au coude à coude James Thierrée, Alain Platel, Aurélien Bory et Denis Podalydès, Kaori Ito, passée par la danse classique dès l’âge de 5 ans, a imposé une page spectaculaire humaniste et émotionnelle, dédiée à son père et à leur relation. [...] Hiroshi est un furieux danseur qui met la gomme et s’amuse de se voir si en forme, si drôle aussi. Main dans la main avec Kaori, il dessine une nouvelle géographie de l’intime entre un père et sa fille. Le Monde, Rosita Boisseau

» Je danse parce que je me méfie des mots, est une oeuvre bouleversante qui articule danse et conversation dans un dialogue entre la danseuse chorégraphe Kaori Ito et son père, à ses côtés pour l’occasion. [...] Seule la scène pouvait sacraliser une telle histoire d’amour, qui est aussi une histoire d’amour de l’art. Le lien unique unissant le père à la fille, il appartient dorénavant au public d’en conserver la mémoire. Mouvement, Alice Bourgeois

» Entreprise d’exorcisme, exercice de maïeutique. Et surprise heureuse: ce qui était exposé sous forme de poncif dans le titre s’incarne avec intensité, à plusieurs reprises, sur le plateau. Je danse parce que je me méfie des mots est bien un drame de la communication dans lequel il s’agit d’apprendre à libérer les mots pour apprivoiser le silence. Libération, Ève Beauvallet 

[DIS]

Avec Kaori Ito (fille) & Hiroshi Ito (père)

Texte, mise en scène & chorégraphie Kaori Ito
Assistant à la chorégraphie Gabriel Wong
Dramaturgie & soutien à l’écriture Julien Mages
Scénographie Hiroshi Ito
Lumière Arno Veyrat
Musique Joan Cambon
Conception des masques & regard extérieur Erhard Stiefel
Costumes Duc Siegenthaler (Haute École d’Art et de Design de Genève)
Coaching acteurs Jean-Yves Ruf
Coaching Vocal G.feller
Régie son en alternance Adrien Maury, Bernard Lévejac, Jean-Marc Istria
Régie lumière en alternance Carole China, Thomas Dupeyron Arno Veyrat, Pierre Montessuit
Musiques du spectacle Domenico Scarlatti - onata in F minor K481
Giuseppe Verdi - Macbeth (Prelude)
Billie Holiday - What A Little Moonlight Can Do
Joan Cambon - Atanos 1, Atanos 2, Atanos 481

Production & diffusion Améla Alihodzic (Playtime) & Thierry Tordjman (T&T Productions)
Coproductions & accueils en résidence Le Théâtre Garonne scène européenne – Toulouse, Le Théâtre de Saint-Quentin-en- Yvelines – Scène nationale, Les Théâtres de la Ville de Luxembourg, La Ménagerie de verre – Paris, l’ADC de Genève – Suisse, Le Lieu Unique – Nantes, Le Klap Maison pour la danse – Marseille, L’Avant-Scène – Scène conventionnée de Cognac, Le Channel – scène nationale de Calais et La Filature – Scène nationale de Mulhouse.

Avec le soutien de la Direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France – Ministère de la Culture et de la Communication, La Ville de Genève, La Fondation Sasakawa, Arcadi Île-de-France, la SSA – société suisse des auteurs, Pro Helvetia, La Loterie Romande et La Fondation Ernst Gohner. La compagnie Himé reçoit le soutien de la Fondation BNP Paribas pour l’ensemble de ses projets.

La compagnie Himé reçoit le soutien de la Fondation BNP Paribas pour l’ensemble de ses projets.

 

Vendredi 7 OCTOBRE 2016 à 20h00 (tickets)
 Samedi 8 OCTOBRE 2016 à 20h00 (tickets)

DURÉE environ 1h00 (pas d'entracte)

Adultes 20 € / Jeunes 8 € / Kulturpass bienvenu

Lieu: Grand Théâtre / Studio

Dans le cadre de
Luxembourg Festival

[TICKETS]2016-10-07 20:00:00 21625+2016-10-08 20:00:00 21626