#37 LES SONNETS DE SHAKESPEARE

PASCAL COLLIN / FRED FRESSON / NORAH KRIEF / RICHARD BRUNEL
Théâtre musical en français

[FR] Les Sonnets de Shakespeare ont été, pour la comédienne Norah Krief, une rencontre décisive, en 1999, au Festival d’Avignon, en marge de représentations d’Henri VI.

Norah Krief, qui «avait envie de chanter depuis longtemps, d’être en confrontation directe avec un public», découvre en ces sonnets la matière idéale: «Ils racontent toute la vie de l’homme qu’était Shakespeare, même la plus intime; leur propos est universel sur le temps qui passe, l’âge, la vieillesse, mais aussi sur l’art, l’écriture.» Elle en chante alors quelques-uns sur une musique de Frédéric Fresson.

Pour cette nouvelle version du spectacle, cette musique, qui était alors plutôt rock and roll, a évolué: elle est devenue plus sobre, moins électrique; il y a moins d’effets sonores. L’attention est focalisée sur le texte et la voix.

La théâtralité du plateau, confiée à Richard Brunel, qui, cette saison, met aussi en scène Il Trovatore de Verdi, est devenue plus engagée: la première version était un concert et sa dramaturgie naissait de l’agencement des sonnets. Cette fois, il s’est agi de théâtraliser le concert dans l’espace. Le jeu et le chant sont au centre et jouent avec des décors, de la lumière, des costumes, pour raconter l’histoire d’une femme incarnée par Norah Krief. Une femme qui interpelle chacun des spectateurs…

» Les partitions composées par Frédéric Fresson – ouvrant un éventail sonore qui va du tango au rock – (…) créent des atmosphères contrastées absolument propices à l’éclosion scénique des sonnets du grand William. Ces notes et ces rythmes-là conjugués à la diction, aux accentuations et aux intonations de Norah Krief illuminent les mots du poète, qui nous atteignent alors dans ce qu’ils disent. Mais le talent de la comédienne – si elle chante, elle joue, et comment – en multiplie les suggestions. Luxemburger Wort

» C’est une belle soirée au Théâtre de la Bastille, où se chante l’amour désenchanté, réenchanté par les mots du poète. (…) La Krief, qui est une des actrices les plus singulières et inventives de notre paysage théâtral (…) puise une liberté de jeu et de chant digne de l’univers du grand Will (...). Le monde

» Ambivalence et désolation des matins blêmes, l’amour selon Shakespeare n’est pas soluble dans l’eau de rose. C’est peu dire que Norah Krief électrise les Sonnets: elle les mâche, les gémit, les fredonne, les recrache; elle est l’avaleuse de feu, la diablesse, la femme «aux couleurs du mal», mais tout autant la fragile, l’harmonieuse, «le bon ange d’une grande beauté». Libération, 2001

» «Alleluia, Shakespeare is a woman!» Qui mieux qu’une femme pouvait chanter l’amour, le temps qui fuit, la jeunesse insolente? Comédienne aussi à l’aise dans les grandes tragédies anglaises que dans Molière ou Feydeau, chanteuse arc-en-ciel, lyrique, réaliste et rock, Norah Krief se met dans la peau du grand Will pour interpréter ses Sonnets. (...) Norah Krief est à l’aise dans chaque registre: gouailleuse, charmeuse et rock. Comme le poète égaré dans le monde qui puise sa force dans les mots, l’actrice se transcende, emballe le public, avec ses trilles, sa gestuelle et ses courses folles… avec, en point d’orgue, ce pur moment de rock and roll, où elle finit sur le dos. (...) Norah Krief porte toute la joie et la mélancolie des Sonnets, nous fait sourire en un couplet et nous glace en un refrain: «Fatiguée de tout ça, je veux quitter ce monde / Sauf que, si je me tue, mon amour sera seul.» Elle est tout l’amour du monde, chanté par le poète. Elle est «Shakespeare in love». Shakespeare fait femme, assurément. Les Échos

[DIS]

Textes William Shakespeare
Traduction, adaptation Pascal Collin
Composition & direction musicale Frédéric Fresson
Direction artistique Richard Brunel

Chant Norah Krief
Batterie, percussions, voix Philippe Floris
Piano, voix Frédéric Fresson
Basse, voix Philippe Thibault

Son Olivier Gascoin
Lumière Kévin Briard
Costumes Éric Massé
Coaching vocal Myriam Djemour
Réalisation costumes Dominique Fournier
Régie générale et régie lumières Samuel Kleinmann-Lebourges
Régie son Clément Roussillat

Remerciements à Marc Lainé & Olivier Balazuc

Production de la création 2014 & production déléguée La Comédie de Valence, Centre dramatique national Drôme-Ardèche

Création en 2001
Direction artistique: Éric Lacascade / Création lumière: Philippe Berthomé / Costumes: Antoinette Magny / Production: Centre Dramatique National de Normandie, Comédie de Caen avec le soutien de la CAMAC et de la SPEDIDAM.

Mardi 17 NOVEMBRE 2015 à 20h00 (tickets)
 Mercredi 18 NOVEMBRE 2015 à 20h00 (tickets)

DURÉE 1h15 (pas d’entracte)

Adultes 20 €, 15 €, 8 € / Jeunes 8 € / Kulturpass bienvenu

Lieu: Théâtre des Capucins

[TICKETS]2015-11-17 20:00:00 19727+2015-11-18 20:00:00 19728