#35 LA RÉVOLTE

AUGUSTE DE VILLIERS DE L’ISLE-ADAM
En français

[FR] Anouk Grinberg et Marc Paquien, la comédienne et le metteur en scène: il y a deux saisons, ils étaient au Théâtre des Capucins avec leur adaptation de Molly Bloom, l’étonnant monologue final de l’Ulysse de James Joyce. Une fascinante plongée au cœur – âme et corps – d’une jeune femme.

Les revoilà. Porteurs cette fois encore d’un texte qui ne peut laisser indifférent: La Révolte d’Auguste de Villiers de l’Isle-Adam (1838-1889), un écrivain français reconnu pour ses Contes cruels et son Ève future et auquel on doit l’affirmation: «Je n’écris que pour les personnes atteintes d’âme.»

Ce que commente Marc Paquien ainsi: «Avec La Révolte, Villiers de l’Isle-Adam écrit une pièce d’avant-garde. Il ouvre la porte à un théâtre nouveau, dans lequel des héroïnes affirment leurs exigences de liberté et d’affranchissement. La Révolte dépasse les limites du simple drame ou de la pièce féministe. Il s’agit d’un brasier incandescent. Dans cette histoire scandaleuse, sidérante, une femme décide à minuit de quitter son mari, pour revenir quatre heures plus tard, quand elle comprend qu’elle n’aura pas la force de réaliser son rêve: vivre. Faire entendre, aujourd’hui, la voix de Villiers de l’Isle-Adam, c’est tendre un miroir vers notre propre captivité. C’est s’adresser à tous ceux qui cherchent à vivre leur monde intérieur, à quitter le monde des apparences pour celui de l’être.»

» En sa robe si strice, Anouk Grinberg est fascinante dans le rôle d’Elisabeth. (…) Face à elle, Hervé Briaux a trouvé l’exacte mesure de son personnage (…). Et son jeu est superbe. Marc Paquien les a installés dans un univers scénique qui focalise le spectateur sur les enjeux de la pièce, dans le jeu des ombres-pénombre-lumières, dans le rythme mesuré des déplacements, les crispations corporelles, sa façon de suspendre le temps, son art du silence, un bruit de sabots de chevaux, des cloches qui sonnent les heures. Luxemburger Wort

» Marc Paquien se plie à l’épure stricte de Villiers sans dessécher les humeurs de roman gothique de la situation et de l’atmosphère de cette production. Il s’appuie sur deux interprètes très intelligents et ultrasensibles. Hervé Briaux, Félix, satisfait et aveugle, voix très bien timbrée, haute droite silhouette, impose l’époux inflexible à la «colère froide et méprisante», mais il perd connaissance lorsque Élisabeth franchit la porte. Perruque haute, robe noire et stricte voulue par l’auteur, Anouk Grinberg impressionne par l’autorité profonde qu’elle donne à cette héroïne unique. La voix est ferme, tout en nuances subtiles. Le corps parle. Le visage laisse affleurer en infimes mouvements les pensées de cette âme grande, exaltée, de cet être sacrifié qui se révolte mais qui est prisonnière d’une société que déteste et méprise Villiers. «J’ai soif d’un paradis dont je suis exilé», expliquait-il. Elle aussi. Le Figaro

[DIS]

Avec Anouk Grinberg Hervé Briaux

Mise en scène Marc Paquien
Collaboration artistique Blandine Masson
Scénographie Gérard Didier
Costumes Isabelle Deffin
Lumières Dominique Bruguière
Son Xavier Jacquot
Perruque & maquillage Cécile Kretschmar
Régisseur général et lumières  Pierre Gaillardot
Régisseur son Antoine Prost 
Habilleuse et maquilleuse Nathy Polak 

Production C.I.C.T. / Théâtre des Bouffes du Nord
Coproduction Les Théâtres de la Ville de Luxembourg, Théâtre Liberté – Toulon

Avec le soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles d'Ile de France - Ministère de la Culture et de la Communication.

Mardi 27 OCTOBRE 2015 à 20h00 (tickets)
Mercredi 28 OCTOBRE 2015 à 20h00 (tickets)

DURÉE 1h20 (pas d’entracte)

Adultes 20 € / Jeunes 8 € / Kulturpass bienvenu

Lieu: Grand Théâtre / Studio

Introduction à la pièce par Madame Betty Belais, une demi-heure avant chaque représentation (en français)

[TICKETS]2015-10-27 20:00:00 19718+2015-10-28 20:00:00 19719