Les Théâtres de la Ville de Luxembourg

#01 IL TURCO IN ITALIA

Gioachino Rossini (1792-1868)

Dramma buffo per musica en deux actes
Livret de Felice Romani
Créé à la Scala de Milan le 14 Août 1814

En italien, avec surtitres en français & allemand


[FR] Rire à l’opéra! Voilà qui est plutôt rare, tant le catalogue lyrique semble se résumer à une accumulation de tragédies. À l’opéra, on meurt! Mais heureusement, quelques compositeurs se sont écartés de la norme et leurs œuvres sont génératrices de bonne humeur. Gioachino Rossini en est sans doute le meilleur représentant. La preuve avec ce «Turc en Italie».

L’intrigue conjugue des histoires d’amour compliquées: Zaida a été éloignée du Sultan Selim, l’homme qu’elle aimait, à cause de la jalousie de ses rivales. La voilà en Italie. La coquette Fiorilla ne supporte plus son vieux mari Geronio et se laisse courtiser par le jeune et fringant Narciso. Mais Selim débarque et tout se précipite: il est aussi immédiatement séduit par Fiorilla qu’elle est séduite par lui, et les autres de s’agiter. Voilà qui aurait suffi à nourrir les quiproquos et imbroglios nécessaires, mais Rossini et son librettiste ont eu la bonne idée d’introduire un personnage supplémentaire qui dynamise leur propos: un poète, Prosdocimo, en panne d’inspiration, et qui décide de se servir des personnages qu’il rencontre dans sa vie pour en arriver à ses fins créatrices. Il les manipule, mais se heurte parfois à leur mauvaise volonté: ils n’en font qu’à leur tête. Et tout cela est éminemment savoureux.

Mais chez Rossini, c’est avant tout la partition qui est drôle! Cette musique-là fait rire, dans les galopades de ses tempi, dans ses parodies et pastiches, dans ses nombreux et savoureux clins d’œil instrumentaux; avec elle, le tragique est drôle! Brillamment, elle «se joue» de tous les genres. Elle est une fête pour ses interprètes, qui peuvent y donner toute la mesure de leur talent.

C’est Lee Blakeley, un Britannique reconnu pour ses mises en scène de comédies musicales, qui donne vie scénique à ce «Turc»-là, en actualisant l’intrigue et en la nourrissant de savoureuses séquences en arrière-plan.

L’Orchestre Philharmonique du Luxembourg sera dirigé par Giuseppe Grazioli.

Oui, on peut rire et sourire a l’opéra.

» La soprano Rebecca Nelsen a l’abattage et la virtuosité nécessaires à Fiorilla, lasse de son époux et attirée par le Turc. Ledit Turc, qui n’a rien du bouffon classique, trouve en Nahuel di Pierro la noblesse naturelle d’une voix de basse. Franck Leguérinel incarne avec son fameux talent d’acteur un Geronio couard et cornu mais bon bougre. Et Giuseppina Bridelli interprète avec charme Zaida, la Bohémienne amoureuse de Selim. [...] Giuseppe Grazioli dirige avec une vigoureuse élégance et la grâce indispensable cette musique délicieuse... Les Echos

» Révélé en France par ses brillantes mises en scène des musicals de Stephen Sondheim au Châtelet, Lee Blakeley est pourtant loin d’être un novice en matière d’opéra. Et avec un tel sens du rythme et de la couleur, Le Turc en Italie de Rossini ne pouvait que lui aller comme un gant. Diapason

» Lee Blakeley et Adrian Linford, qui signe des décors et costumes aussi spirituels qu’esthétiques, nous entraînent à la gare de Naples, dont le buffet tiendra lieu d’auberge comme de domicile d’un Geronio qui ne pouvait être que le chef de gare… Prosdocimo est un cinéaste à la recherche du scénario idéal, Zaida et Albazar des resquilleurs. La mise en scène est foisonnante mais toujours lisible et émaillée de nombreuses et joyeuses trouvailles. [...] Les chanteurs, parfaitement dirigés, se prêtent avec plaisir à cet irrésistible ballet. ResMusica

[DE] Wenn Opernbesucher am Ende der Vorstellung ein leichtes Ziehen in der Bauchmuskulatur verspüren, dann ist die Wahrscheinlichkeit groß, dass sie ein Werk von Gioachino Rossini erlebt haben. Der italienische Großmeister der Belcanto- Ära steht wie kein anderer Komponist für zwerchfellerschütternde Komik und schräge Turbulenz – in Verbindung mit herrlichen Melodien.

Inhaltsangaben für Rossini-Opern sind ein Ding der Unmöglichkeit. Im Labyrinth der Irrungen und Wirrungen geht schnell der Überblick verloren. Man muss sich einfach auf das Getümmel einlassen. Das gilt auch für Il Turco in Italia, ein raffiniertes Theater auf dem Theater. Der Dichter Prosdocimo will sein neues Stück direkt aus dem Leben abschreiben, und die schöne Fiorilla mit ihrem tranigen Ehemann und dem skurrilen Liebhaber liefert dafür den idealen Stoff. Zumal, als ein türkischer Fürst als potenter weiterer Verehrer auftaucht, dessen ehemalige Verlobte sich aber ebenfalls vor Ort in Neapel aufhält und die Szene als Zigeunerin kräftig aufmischt – bis zum „lieto fine“, dem Happy-End, das zur komischen Oper gehört wie zum Hollywood-Film. 

Da braucht es einen Komödien-Spezialisten wie den Briten Lee Blakeley, um alle Variationen dieser Funfecks-Konstellation herauszukitzeln. Blakeley und sein Bühnenbildner Adrian Linford pendeln seit Jahren zwischen England, Paris und den USA, wo sie mit Sondheim-Musicals, Operetten oder Opern von Mozart bis Bizet Riesen-Erfolge feierten. Spätestens seit Sweeney Todd am Pariser Châtelet gilt Blakeley international als erste Wahl, wenn es um komödiantisches Musiktheater geht.

Für das OPL ergibt sich die eher seltene Chance, sich im komischen Repertoire zu profilieren – eine Herausforderung, für die der an allen wichtigen italienischen Häusern bewährte Dirigent Giuseppe Grazioli der ideale Wegbegleiter sein dürfte. Gespannt sein darf man auf die Begegnung mit der jungen amerikanischen Sopranistin Rebecca Nelsen, die zuletzt in Wien und Dresden für Aufsehen gesorgt hat und für die Fiorilla die erste große Rossini-Rolle bedeutet.

» Hervorragend die spontante Einsatzfreude, kombiniert mit schauspielerischem und gesanglichem Können der Einzeldarsteller, um ihren buffonesken Figuren eklatante Vitalität zu verleihen. […] Im Graben ließ ein umsichtiger Giuseppe Grazioli sein markantes Orchester [OPL] zur glanzvollen Leistung auflaufen, […]. Ein von Spielwitz und musikalischen Crescendi dominierter Abend. Tageblatt

[EN] An intricate, fast-moving, light-hearted comic plot and a diabolical tempo: these are the main hallmarks of Rossini’s brilliant score. Soprano Rebecca Nelsen is superb in the role of Donna Fiorilla, the wife who has tired of her husband and finds herself attracted to the Turk Selim. British director Lee Blakeley has recently won critical acclaim for directing three Sondheim musicals at Théâtre du Châtelet in Paris displaying a great sense for rhythm and color. Giuseppe Grazioli conducts with all the vigorous elegance that this delicious music requires.

[DIS]

Direction musicale Giuseppe Grazioli
Mise en scène Lee Blakeley
Décor et costumes Adrian Linford
Lumière Emma Chapman
Chorégraphie Tess Gibbs
Assistant à la mise en scène Marco Berriel
Chef de chant Julien Dupré
Régisseur de production Olivier Matthey
Régisseur général François Bagur

Selim Nahuel di Pierro
Donna Fiorilla Rebecca Nelsen
Don Geronio Franck Leguerinel
Don Narciso David Alegret
Prosdocimo, le Poète Nigel Smith
Zaida Giuseppina Bridelli
Albazar Manuel Nuñez Camelino 

Orchestre Orchestre Philharmonique de Luxembourg
Chœur Angers Nantes Opéra
Direction Xavier Ribes

Coproduction Angers Nantes Opéra & Les Théâtres de la Ville de Luxembourg

Production créée le 10 décembre à Nantes Théâtre Graslin

 

 

Jeudi 6 NOVEMBRE 2014 à 20h00 (tickets)
Samedi 8 NOVEMBRE 2014 à 20h00 (tickets)

DURÉE 1h20 / entracte / 1h05

Introduction à l'opéra par Monsieur Stéphane Gilbart des Amis de l'Opéra une demi-heure avant chaque représentation (en langue française)

Adultes 65€, 40€, 25€ / Jeunes 8€

Lieu: Grand Théâtre / Grande Salle

Représentations à Luxembourg en collaboration avec l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg

Dans le cadre de

Luxembourg Festival



[TICKETS]2014-11-06 20:00:00 17729+2014-11-08 20:00:00 17730