Les Théâtres de la Ville de Luxembourg

#50 RÉSUMONS-NOUS

D'APRÈS LES « CHRONIQUES DE LA MONTAGNE » D'ALEXANDRE VIALATTE
En français

[FR] Dans ses huit cent et quelques Chroniques de la Montagne, rédigées entre 1952 et 1971, Alexandre Vialatte parle de tout et de tous. De l'orthographe à la conquête spatiale, de Pierre Benoît à Eva Peron, de la hauteur des montagnes aux fromages de Hollande... Il passe d'un sujet à l'autre avec une logique en crabe, tout en étant armé d'une rigueur démonstrative imparable.

Mais comment se fait-il que cet écrivain qui a ses fidèles, ses aficionados, et qui a inspiré tant d'auteurs et d'humoristes ne soit pas reconnu comme il le mériterait?

Résumons-nous est né du désir de Charles Tordjman de donner ou de redonner goût à cet auteur dont l'intelligence et l'humour sont les armes et permettent, peut-être, de mettre à distance notre époque qui a bien besoin d'être un peu secouée.

Le premier défi à relever consistait à ne pas le trahir. Autrement dit, à opérer un choix de textes qui ne soit pas excessivement thématique - afin de respecter l'incroyable curiosité du chroniqueur - et qui ne soit pas non plus complètement décousu - pour permettre à chaque spectateur de découvrir et de savourer ce qui fait la particularité de son œuvre et de son écriture.

Jacques Nichet, fin connaisseur de l'auteur, est parvenu à une proposition qui préserve ce subtil équilibre et nous permet d'apprécier les nombreuses facettes d'Alexandre Vialatte: caustique, loufoque, nostalgique, mélancolique, grave, insurgé, bienveillant, ironique… et toujours virtuose.

Le second défi consistait à dire et à faire entendre ces textes uniquement destinés, à l'origine, à être lus, à trouver les interprètes capables de donner corps à cette langue si particulière. Défi auquel ont accepté de se confronter Clotilde Mollet, Christine Murillo et Dominique Pinon.

Ils sont soutenus par un décor volontairement épuré, imaginé par Vincent Tordjman et François Azambourg.

» Bonheur de la langue, espièglerie des enchaînements, jusqu’au-boutisme des démonstrations biaisées, disponibilité affectueuse et efficace de ses interprètes: «c’est ainsi que Vialatte est grand» ! Luxemburger Wort

» Tour à tour, les trois sémillants artistes sur scène – le fin, circonspect et fiévreux Dominique Pinon en gentil gentleman-farmer, l’enjouée, fulgurante Christine Murillo dans une éclatante robe rouge, la timide mais très incisive et comique Clotilde Mollet en vieille fille, toujours aux aguets des derniers racontars – font valser des considérations et conclusions loufoques et néanmoins pertinentes sur des thèmes aussi communs d’intérêt que la condition de l’homme, la société et la civilisation. Tageblatt

» La mise en scène de Charles Tordjman ameute une heure et demie d’admonestations en rafale, si bien cryptées dans la cocasserie langagière que le public se plie tout naturellement en quatre. Il découvre les vertus curatives d’une rate dilatée par temps de crise. Mediapart

» ... Charles Tordjman a réuni trois grands clowns spirituels. Il faut du pitre, mais il faut du philosophe. Dominique Pinon est remarquable, fin, nuancé dans ses pantalons de randonneur chic. Julie Pilod est inventive et malicieuse et nous entraîne dans la folie surréaliste de Chaval (mélancolique et fascinant) avec le dessin des Pharmaciens fuyant l’orage. Vialatte se déchaîne! Quant à la merveilleuse et délicate et musicale et magnifique Christine Murillo, elle est musique et imagination, soumission à cette langue riche et savoureuse, inattendue et précise. Plaisir de théâtre et pour nous, une leçon de journalisme! Le Figaro

» ... l'esprit est au jeu avec la lettre. Et avec les tics de société, les réflexes moutonniers, les aberrations devenues la norme qui oublie d'innover. Disparu en 1971 à 70 ans, Alexandre Vialatte savait regarder le monde la tête à l'envers, le verbe alerte, la plume raffinée. Le résultat est savoureux. Le Temps

» Vialatte chez les Deschiens
Vialatte était la fantaisie loufoque incarnée, sur fond de gravité grinçante, quelque part entre les moralistes français et Pierre Desproges, le coq-à-l'âne auvergnat et l'humoriste Chaval observant des pharmaciens fuyant sous un noir nuage d'orage d'été. [...] Dandy gouailleur du genre anar de droite, Vialatte [...] peignait en somme l'Apocalypse quotidienne des temps modernes avec bonhomie, en frémissant à peine du noeud pap'. [...] [Charles Tordjman en complicité avec Jacques Nichet portent les chroniques de Vialatte à la scène grâce à un dispositif scénique plaisant, genre BD en trois dimensions, et une interprétation pétulante, style Deschiens, de trois comédiens également irrésistibles. 24heures

[DIS]

Avec Clotilde Mollet, Christine Murillo, Dominique Pinon

Adaptation Jacques Nichet
Mise en scène Charles Tordjman

Collaboratrice artistique Pauline Masson
Scénographie François Azambourg, Hellène Gaulier, Vincent Tordjman
Lumières Christian Pinaud

Costumes Cidalia Da Costa, assistée d'Hafid Bachiri & d'Anne Yarmola
Musique Vicnet
Maquillage Cécile Kretshmar, Sophie Niesseron

Equipe en tournée
Régie générale
Didier Billon
Régie lumière Hervé Gajean
Régie son Jan De Almeida
Maquillage/Costumes Noï Karunayadhaj

Production déléguée Compagnie Fabbrica
Coproduction Théâtre Vidy-Lausanne, Les Théâtres de la Ville de Luxembourg
Avec l'aimable soutien du Groupe Centre France - La Montagne www.alexandre-vialatte.com et de l'Association des amis d'Alexandre Vialatte http://amisdevialatte.blogspot.fr

Spectacle créé le 14 mars 2012 au Théâtre Vidy-Lausanne

Chroniques de La Montagne de Alexandre Vialatte est publié aux éditions Robert Laffont.

La compagnie Fabbrica est subventionnée par le Ministère de la Culture - DGCA, le Conseil Régional de Lorraine, le Conseil Général de Meurthe-et-Moselle.

 

Mardi 28 JANVIER 2014 à 20h00 (tickets)
Mercredi 29 JANVIER 2014 à 20h00 (tickets)

DURÉE environ 1h30 (pas d'entracte)

Adultes 20€ / Jeunes 8€

Lieu: Grand Théâtre / Studio

[TICKETS]2014-01-28 20:00:00 15656+2014-01-29 20:00:00 15657