Les Théâtres de la Ville de Luxembourg

#45 POUR UNE HEURE PLUS BELLE...

ADAPTATION LIBRE D'APRÈS LES PIÈCES DE DANIEL KEENE
«AVIS AUX INTÉRESSÉS», «UN VERRE DE CRÉPUSCULE», «KADDISH»
En français

Traduction Séverine Magois
éditions Théâtrales, Pièces courtes 1 & 2

[FR] Daniel Keene parle de la simple et douloureuse réalité des gens dénués de privilèges, qui n'ont pas de «statut», qui n'ont aucun pouvoir, les laissés-pour-compte de la communauté humaine.

Cinq hommes dans un même univers, celui de la simple et monstrueuse condition humaine: un père âgé et son fils, face à la maladie (Avis aux intéressés), deux hommes en quête de tendresse (Un Verre de Crépuscule), un homme en deuil (Kaddish).

Leurs points communs: la solitude et l'errance.

Ces hommes ne sont pas des héros. Juste des hommes qui luttent pour s'accommoder à leur situation. Et quoique confrontés à la difficulté de dire leur expérience (tant de la douleur que de l'amour), c'est bien de leur solitude qu'émergeront finalement la parole et une forme de communication. Ce qui doit être dit sera dit, fatalement, inexorablement. Le théâtre de Keene se partage entre parole et silence.

D'où viennent ces êtres profondément blessés? Keene répond par une autre question: «Qui n'est pas meurtri? Qui n'est pas seul? Qui peut aimer sans crainte?»

Dans cette écriture, il n'y a pas que les mots qui révèlent des secrets sur les personnes. Il s'agit de faire vivre la voix, certes, avec les mots de Keene, mais également les corps; de trouver le langage physique des personnages dans leur simple et terrible humanité. À partir de là pourra se déployer une sorte de ballet du quotidien, où chaque geste, du plus simple au plus significatif, du plus routinier au plus exceptionnel, nous révèlera encore un peu plus la nature de ces hommes attachants luttant avec leurs moyens (qui sont les nôtres) dans cette bataille perdue d'avance qu'est la condition humaine.

» Les personnages, remarquablement interprétés par des acteurs qui se sont rendus disponibles et où aucune caractéristique (ni physique, ni de statut) ne compte plus […] Un théâtre qui transperce parce qu’il parle de nous, évidemment, directement et sans détour. D’Lëtzebuerger Land

» Saisis, enveloppés, protégés, mis à nu, bercés par les lumières de Philippe Lacombe et les sons de Bernard Valléry, les comédiens – Louis Bonnet, Denis Jousselin (à la fascinante présence muette), Olivier Foubert, Franscesco Mormino et Marc Menahem – atteignent un remarquable dépouillement expressif du jeu. Ce que Myriam Muller réussit en fait, c’est la concrétisation d’un paradoxe: faire vivre et ressentir l’extrême solitude humaine grâce au travail solidaire d’une équipe qu’elle a animée, inspirée, motivée, et dans la rencontre aboutie avec un public réuni. Luxemburger Wort

» Myriam Muller sait diriger cette bande de jeunes acteurs, c'est indubitable. Dans ce Misanthrope, on ressent la rigueur, l'exercice mais aussi autant d'élasticité intellectuelle, en somme un parfait travail sur les nombreux sujets qui traversent la pièce: entre autres et pour ne citer que ceux-ci, les relations humaines, l'hypocrisie, l'amour, l' égocentrisme, la recherche absolu de vérité et la haine de l' être humain. D'Lëtzebuerger Land

» C'est avec brio et inventivité que Myriam Muller met en scène Le Misanthrope. De la mise en scène fine et minimaliste aux costumes superbes, de l'utilisation parcimonieuse mais intelligente de la musique, de l'humour de situation au casting surprenant et très réussi... ce Misanthrope est une pure merveille. Le Quotidien  

» La Leçon d'Eugène Ionesco amuse et inquiète à la fois et réjouit théâtralement dans la multiplication des sens tels que les révèle la mise en scène de Myriam Muller... Cette terrible Leçon est un bonheur théâtral savoureux. Luxemburger Wort 

» Myriam Muller a pris le parti (réussi) de situer la pièce aujourd'hui. Entre rire et effroi, elle met àjour tant l'absurdité de la condition humaine que la violence inouïe de notre société [...]. La Leçon revisitée par Myriam Muller est un spectacle fort, décalé et retentissant. Le Jeudi 

[DIS]

Avec
Louis Bonnet
Denis Jousselin
Olivier Foubert
Francesco Mormino
Marc Menahem 

Mise en scène Myriam Muller
Assistance à la mise en scène Renelde Pierlot

Scénographie Jeanny Kratochwil
Costumes Caroline Koener
Création sonore Bernard Valléry
Lumières Philippe Lacombe 

Régie plateau Romain Stammet 

Production Les Théâtres de la Ville de Luxembourg
Coproduction La Comédie de Saint-Étienne - Centre dramatique national
Avec le soutien du DIESE # Rhône-Alpes 

Création en décembre 2013 à Luxembourg

 

 

Mercredi 11 DÉCEMBRE 2013 à 20h00 (tickets)
Samedi 14 DÉCEMBRE 2013 à 20h00 (tickets)
Lundi 16 DÉCEMBRE 2013 à 20h00 (tickets)

DURÉE 1h20 (pas d'entracte)

Adultes 20€, 15€, 8€ / Jeunes 8€

Lieu: Théâtre des Capucins

   [TICKETS]2013-12-11 20:00:00 15645+2013-12-14 20:00:00 15646+2013-12-16 20:00:00 15647