Les Théâtres de la Ville de Luxembourg

#36 MOLLY BLOOM

D'APRÈS "ULYSSE " DE JAMES JOYCE
Adaptation Jean Torrent, avec Anouk Grinberg et Blandine Masson 
Traduction Tiphaine Samoyault
En français

Marc Paquien, collaborateur à la conception du spectacle, vous donne rendez-vous pour une rencontre après la représentation du 7 novembre.

[FR] Avec son roman Ulysse, s'attachant à suivre les pas d'un simple démarcheur publicitaire nommé Léopold Bloom, James Joyce a construit un monument de la littérature. Ulysse, c'est la somptueuse démesure d'une odyssée d'une seule journée se déroulant au hasard des rues de la ville de Dublin au début du XXe siècle. Ulysse, c'est une symphonie de mots témoignant du quotidien des pérégrinations d'un homme.

Mais l'œuvre trouve, dans son dernier «mouvement», une coda au féminin grâce à la fulgurante confession de Molly, l'épouse de Léopold Bloom.

Son texte est d'une incroyable modernité: sans user de la moindre ponctuation, James Joyce ignore les règles de la bienséance pour nous livrer, à l'état brut, sans pudeur, le jaillissement de la pensée de Molly.

Flux bouillonnant réunissant en accéléré les images de l'expérience d'une vie, ce débondage quasi analytique, qui séduisit d'ailleurs Karl Gustav Jung, prend, pour révéler dans son miroir les états d'âme de la jeune femme, la forme du corps insécable d'une seule et unique phrase.

C'est cet ultime chapitre qui sera porté sur scène par la très bouleversante Anouk Grinberg. À travers le pari d'un théâtre de l'incarnation qui se joue des multiples résonances de la parole de Molly, l'actrice s'empare de ce texte monstre se référant à Pénélope et relève le défi d'une écriture qui, relayant la parole d'une femme, se revendique de toutes les femmes.

» Sous des traits fragiles, à la fois inquiets et émerveillés, mimés avec infimes nuance et intuition, apparaît ainsi la figure bouleversante de cette Molly, femme adultère par enchantement qu’Anouk Grinberg sait doter d’une fébrile aura magique. […] Belle émouvante prestation [de l’actrice] qui, dans un long monologue d’une heure, fait vibrer le flux de conscience et la flamme intérieure de cette femme en feu, en route pour de nouveaux horizons prometteurs. Tageblatt

» Anouk Grinberg a réellement donné vie – chair et âme – au long monologue qui conclut «Ulysse», livre fameux de James Joyce. Luxemburger Wort

» Anouk Grinberg se saisit de ce texte comme d'une partition musicale quasi cristalline, où les notes s'égrènent en cascade. Molly y apparaît comme une femme libre et enfantine, sensuelle et malicieuse qui accomplit un chemin de la médiocrité vers la lumière. Une vision culottée et du grand art. Télérama

» La fleur de montagne qu'est Anouk Grinberg joue une Molly avec la grâce juvénile qu'on lui connaît mais qui se double, ici, de l'ironie gouailleuse d'une femme du peuple. [...] Tout l'art de la comédienne est dans une syllabe qui casse, un signe de la main qui ponctue, une position en tailleur qui échange, la musicalité de sa voix. Anouk Grinberg prend son pied. Au sens propre et au sens figuré. En un éclair, Molly Bloom rajeunit. L'Humanité

» ... on est au-delà de la représentation, dans un exercice sensible et musical qu'Anouk Grinberg nous offre, aérienne. [...] Une heure prodigieuse de très grand art. Le travail ici accompli est extraordinaire et Anouk Grinberg a cette noblesse de trapéziste: elle efface l'effort... Le Figaro

» Du bouillonnement impudique, avec ses odeurs de lait, d'urine, de sperme, de sang menstruel, de bière, de pet, on entend non seulement la crudité, mais aussi la puissance mélodique, une paradoxale harmonie des entrailles assumée par Anouk Grinberg en toute dignité. Libération

[DIS] 

Avec Anouk Grinberg
Et la participation d'Antoine Régent
Avec la voix d'André Marcon
Un spectacle conçu avec la complicité de Blandine Masson & Marc Paquien

Lumières Dominique Bruguière
Costumes Isabelle Deffin
Perruque Cécile Kretschmar
Assistante costumes Marion Cornier

Régie générale / Lumières Cathy Pariselle
Régie son Patrice Fessel

Production C.I.C.T. / Théâtre des Bouffes du Nord
Coproduction Les Théâtres de la Ville de Luxembourg, CPM - Jean-Marc Ghanassia

D'après «Pénélope», épisode 18 d'Ulysse de James Joyce, dans la traduction de Tiphaine Samoyault, © Éditions Gallimard pour la traduction française

 

 Jeudi 7 NOVEMBRE 2013 à 20h00 (tickets)
Vendredi 8 NOVEMBRE 2013 à 20h00 (tickets)

DURÉE environ 0h55 (pas d'entracte)

Adultes 20€, 15€, 8€ / Jeunes 8€

Lieu: Théâtre des Capucins

  

[TICKETS]2013-11-07 20:00:00 15630+2013-11-08 20:00:00 15631