Les Théâtres de la Ville de Luxembourg

#33 BÉRÉNICE

Jean Racine
En français

[FR] Après Weird scenes inside the gold mine, Tout le monde veut vivre d'Hanokh Levin, La maison de Bernarda Alba de Federico García Lorca, c'est un classique français que Carole Lorang et Mani Muller nous proposent cette saison: Bérénice de Jean Racine.

Bérénice est une tragédie «sans péripétie ni reconnaissance»: Titus sait dès le début qu'il doit quitter Bérénice et assume son refus tragique. C'est une pièce nocturne magnifique, une pièce torturée sur un échec annoncé, un modèle, enfin, de la dramaturgie de la simplicité. Dans sa préface, Racine écrit d'ailleurs que «toute l'invention consiste à faire quelque chose de rien».

L'histoire de cet amour impossible se teinte d'accents étranges dans notre culture ouverte et individualiste. Le sentiment du tragique est devenu rejet de soi grandiloquent, auto-flagellation à l'époque du narcissisme triomphant.

Du point de vue contemporain, Bérénice est aussi une pièce sur le temps immobile, sur le règne quasi onirique de la circularité.

Le pouvoir réel, quoiqu'absent-présent, comme l'Empire romain dans la pièce, est plus difficile à désigner: «Grandes Puissances», «Finance mondiale», «Marché»? La question du rôle de la Loi dans l'existence d'hommes désormais libres et responsables, n'a donc rien perdu de sa pertinence: il y a toujours un dieu caché, une Rome, mais qui ne se nomme plus.

Sommes-nous vraiment capables de nous indigner comme il le faudrait et de résister efficacement à ce qui nous semble injuste? Ou préférons-nous finalement tout sacrifier au Père invisible, parce que, comme les enfants de parents abusifs, nous voulons sauver ce Père en nous accusant nous-mêmes de ses torts et en devenant coupables à sa place?

» Carole Lorang et Mani Muller ont relevé le défi au Grand Théâtre. [...] Renonçant à un débit verbal «cérémonieux» (ce terme n'est pas péjoratif), qui aurait ménagé un «espace temporel» pour qu'y résonnent les échos des mots et des vers, Carole Lorang et Mani Muller ont privilégié un tempo soutenu, plus proche de nos rythmes d'expression, faisant de cette rapidité un indice supplémentaire du bouleversement des états d'âme. Luxemburger Wort

» Carole Lorang et Mani Muller, jeune duo luxembourgeois, offrent ici une superbe mise en scène [...]. Un subtil équilibre. Une réussite. Le Quotidien à propos de La maison de Bernarda Alba

» Dans cette relecture, La maison de Bernarda Alba devient un pamphlet subversif et jubilatoire. [...] la Compagnie du Grand Boube a réussi l'impossible pari de transformer cette intrigue socio-réaliste en une fable poétique et cruelle. D'Lëtzebuerger Land à propos de La maison de Bernarda Alba

[DIS]

Avec
Bérénice Bach-Lan Lê-Bà Thi
Titus Luc Schiltz
Antiochus Jérôme Varanfrain
Arsace Pitt Simon
Paulin Denis Jousselin
Phénice Caty Baccega

Mise en scène Carole Lorang
Dramaturgie & adaptation Mani Muller
Scénographie & costumes Peggy Wurth
Assistanat à la mise en scène Francis Schmit 
Lumières Nathalie Perrier
Décorateur Thierry Houyoux

Production Les Théâtres de la Ville de Luxembourg
En collaboration avec la Compagnie du Grand Boube (Coproduction en cours)

Création en octobre 2013 à Luxembourg

 

Vendredi 11 OCTOBRE 2013 à 20h00 (tickets)
Lundi 14 OCTOBRE 2013 à 20h00 (tickets)
Mercredi 16 OCTOBRE 2013 à 20h00 (tickets)

DURÉE environ 1h30 (pas d'entracte)

Adultes 20€ / Jeunes 8€

Lieu: Grand Théâtre / Studio

 [TICKETS]2013-10-11 20:00:00 15623+2013-10-14 20:00:00 15624+2013-10-16 20:00:00 15625