[FR] Cinq ans après L'Idiot, adapté et mis en scène par Antoine Bourseiller, Fedor Dostoïevski, géant des lettres russes, est à l'affiche en ce début de saison avec Crime et châtiment (1866) présenté dans l'adaptation de Virgil Tanase pour la première fois.
Alors qu'à Paris, une exposition au Musée d'Orsay (de mars à juin 2010) intitulée Crime et châtiment en référence au roman de Dostoïevski aborde deux siècles d'histoire - de 1791, lorsque Le Peletier de Saint-Fargeau réclame la suppression de la peine de mort, jusqu'au 30 septembre 1981, date du vote de son abolition en France - les thématiques adjacentes à l'acte criminel, à la personnalité du criminel telles que la rédemption ou encore le droit d'être jugé dans nos sociétés contemporaines restent encore et toujours des enjeux politiques et éthiques fondamentaux.
La figure et la psychologie du criminel, abondamment déclinées dans les œuvres littéraires, picturales ou encore statuaires, est aussi au cœur des sciences et de leurs réponses techniques, chimiques et désormais génétiques...
Ce roman a révélé le destin de Rodion Romanytch Raskolnikov, étudiant en droit. Jeune noble, sombre et renfermé, mais aussi généreux, il devra interrompre ses études faute d'argent. Endetté auprès de sa logeuse qui lui loue une étroite mansarde, il se sent écrasé par sa pauvreté. Mais, il se croit aussi porté et appelé vers un grand avenir et, dédaigneux de la loi morale, deviendra un criminel. Le devient-il malgré lui ?
L'acte tragique ne l'empêchera pas de s'éloigner d'une vision lumineuse, contradictoire et initiatique pour trouver le chemin de la Vérité et de la Liberté.
La propre vie de Dostoïevski est elle-même un roman. Son ambition de jeune homme - plus encore que celle de l'écrivain - semble aussi cette quête de liberté. Il l'affirme dans une lettre adressée à son frère : « Je n'ai qu'une visée : être libre. J'y sacrifie tout. Mais souvent, souvent, je pense à ce que m'apportera la liberté... Que ferai-je, seul parmi la foule inconnue ? [...] Je suis sûr de moi. L'homme est un mystère. Il faut l'élucider et si tu passes à cela ta vie entière, ne dis pas que tu as perdu ton temps ; je m'occupe de ce mystère car je veux être un homme. »
F. M. Dostoïevski
Correspondance, tome I, éd. Bartillat
MISE EN SCÈNE Claudine PelletierDÉCOR Jeanny KratochwilAVEC Caty Baccega, Valérie Bodson, Colette Kieffer, Catherine Marquès, Jean-Marc Barthélemy, Joël Delsaut, Fred de Goldfiem, Philippe Noesen, Marc OlingerPRODUCTION Théâtre des Capucins |
Mardi 26 OCTOBRE 2010 à 20h00 (tickets)
|
| Pas encore de contributions | Noch keine Beiträge | Écrire un commentaire | Kommentar schreiben |