[FR] La Flûte enchantée de Mozart est une oeuvre féerique, magique, qui ne cesse d'émerveiller tous ses publics, qu'ils soient connaisseurs ou néophytes, qu'ils la revoient pour la ixième fois ou que, petits enfants, ils la découvrent ! Quel enchantement que cette musique, et comme Mozart en multiplie les tonalités, dans le chant désespéré de Pamina, les éructations colériques de la Reine de la Nuit, les émois amoureux de Tamino, les avertissements solennels de Sarastro, les vantardises onomatopéiques de Papageno ! Quelle belle histoire aussi qui, sous les apparences si simples d'un conte, est merveilleuse initiation, indispensable leçon de vie !
Et chez tant de metteurs en scène, quelle émulation cet opéra n'a-t-il pas suscitée ! Ils ont rivalisé d'originalité, multipliant souvent les « effets spéciaux » pour en concrétiser les étonnantes péripéties, les rencontres inattendues.
Peter Brook, dont nous nous sommes réjouis à Luxembourg du Costume et de Sizwe Banzi est mort, a voulu qu'Une Flûte enchantée soit son ultime création en tant que directeur du Théâtre des Bouffes du Nord. Il n'est pas étonnant qu'il ait choisi cette oeuvre qui lui ressemble, dont la simplicité apparente est inversement proportionnelle aux échos philosophiques qu'elle suscite. Se débarrassant de toute ornementation, il a souhaité en revenir à l'essentiel, nous invitant au coeur même du récit et de la musique qui le magnifie. Il reprend ainsi la même démarche que celle qu'il avait suivie dans la mise en scène de sa Tragédie de Carmen en 1982, qui était telle que le spectateur avait l'impression de redécouvrir l'oeuvre, comme nettoyée des « couches de vernis » qu'on lui avait superposées.
Un piano lui suffira pour accompagner les solistes, et, paradoxalement, cette économie instrumentale, si conforme en fait à la simplicité naïve d'un conte enfantin, va multiplier les résonances de la musique de Mozart. Une économie de moyens telle aussi que le spectateur en devient davantage l'auteur de l'oeuvre à laquelle il est convié.
» Peter Brook donne un bain de jouvence à la Carmen de Bizet. Une transposition d'opéra bien remarquable. Une oeuvre cependant archi-connue: Carmen (de Georges Bizet) dont le metteur en scène Peter Brook permet en quelque sorte une nouvelle lecture. Une oeuvre ramenée à son essence. Alors dépouillée de ses éléments décoratifs, ébarbée à coups de ciseaux aussi bien en ce qui concerne le texte que la musique. Avec cependant une volonté de servir la pensée originale de l'auteur, de conférer à cet opéra populaire la noblesse d'un langage dépouillé, d'un style. Aussi d'assurer à l'aventure banale d'un trio classique, les accents de la tragédie : un fatum, le destin en marche. La magie alors s'installe... [...] réussi l'exploit d'enfermer dans le cadre d'un opéra de chambre cette brillante oeuvre. [...] Une Carmen violente, impérieuse. De grands couplets qui, chantés sans emphase, gardent cependant leurs coloris. Un spectacle dépourvu de la rhétorique ancienne appliquée aux opéras du siècle passé.
André Thirifays, Le Soir à propos de La Tragédie de Carmen
MISE EN SCÈNE Peter Brook
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Mardi 11 JANVIER 2011 à 20h00 (tickets)
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[DE] Wolfgang Amadeus Mozarts Zauberflöte hat noch immer nichts von ihrer magischen Anziehungskraft verloren. Das gilt gleichermaßen für Kenner und Laien, für Erwachsene und Kinder.
Was für Figuren, was für Situationen: Paminas Hoffnungslosigkeit, die Wutausbrüche der Königin der Nacht, Taminos Liebesschwüre, die Feierlichkeit eines Sarastro. Und vor allem: Papageno. Und: Was für eine Geschichte. Gleichermaßen zauberhaft wie lebensnah, märchenhaft wie realistisch. Wie viele Dirigenten, Regisseure und Wissenschaftler haben sich mit der Zauberflöte beschäftigt. Haben als Forscher oder Künstler darum gewetteifert, dem Werk immer neue Facetten abzugewinnen.
Peter Brook, der in Luxembourg bereits seine Projekte Le Costume und Sizwe Banzi est mort realisierte, verabschiedet sich mit seiner Zauberflöte vom Théâtre des Bouffes du Nord. Eine gute Wahl. Denn wie bei Mozarts Oper verbirgt sich auch bei dem legendären Theatermann hinter einer Maske der Einfachheit eine kaum zu bewältigende Fülle von Gedanken und Bezügen. Brook ist auf der Suche nach dem innersten Kern der Oper. Ähnlich wie bei seiner Inszenierung Tragédie de Carmen (1982) nimmt er den Zuschauer auf Wege mit die so neu wie unvergesslich sind. Ein Klavier ersetzt beispielsweise das gesamte Orchester. Wer da von Verlust redet wird nicht umhin kommen sich leicht eines Besseren belehren zu lassen.
[EN] Peter Brook may be stepping down as the director of his revolutionary Paris theatre, the Bouffes du Nord, but he leaves us with a wonderful production of one of Mozart's best-loved operas, The Magic Flute. The opera was written with Emanuel Schikaneder, whose theatre company had enjoyed contributions from Mozart on previous occasions. Peter Brook takes his audience to the very heart of the opera, employing only a piano to enhance the simple beauty of Mozart's work.
» We see Mozart coming towards us with a wicked smile, ready to play tricks on us, to catch us unawares. We hold out our arms to him, with the same impudence that hides a deep love and respect for the essential qualities he reveals.
This will be a Magic Flute far from the expected ways. The vast panoply of scenic effects, the heavy and solemn symbolism are all put aside. In their place, the audiences will find an ever your Mozart surrounded by an equally young and talented cast of singers and musicians led by Alain Planès ready, like the composer, to improvise, transpose, to explore new colours, to juggle with forms. We propose a light, effervescent Flute, where an intimacy with the performers will allow the tenderness and the depth of the score to appear.
This Flute takes its place in the Bouffes du Nord's approach to opera, as in La Tragédie de Carmen and Impressions de Pelléas.
Peter Brook, Marie-Hélène Estienne, Franck Krawczyk
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| Une flûte enchanteresse |
| Superbeflûte enchantée! Avec une Superbe reinede la nuit (Leïla Benhamza et une bellePamina (AgnieszkaSlawinska). Sarastro (P. Bolleire) étaitpas mal non plus.J'ai aimé le jeu de la reineet de sa fille: on sent une bellecomplicitéentreles deux chanteuses. |
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Date | Datum: 22/01/2011 16:12 IP: 86.66.160.230 Signaler un message | Beitrag melden |