[FR] À ses débuts, rien ne destinait Josef Nadj, né en 1957 à Kanizsa (province de Voïvodine, en ex-Yougoslavie, actuelle Serbie), à devenir l'une des icônes de la danse contemporaine française. Passionné dès sa plus tendre enfance par le dessin, la lutte, l'accordéon, le football et les échecs, il se destine à la peinture. En 1980, il part pour Paris
afin de poursuivre son apprentissage auprès de Marcel Marceau et d'Étienne Decroux. Sa première rencontre avec la danse contemporaine va se réaliser grâce à François Verret, Catherine Diverrès et Mark Tompkins. En 1986, il crée sa propre compagnie, le Théâtre Jel, et au cours de l'année suivante, il présente son premier spectacle, Canard pékinois. Entre 1987 et 2009, il réalise plus d'une trentaine de spectacles et performances, tous empreints de l'univers des fables, entre théâtre et danse, où se mêlent l'absurde et la nostalgie,
le macabre et le burlesque. En 2006, Josef Nadj est l'Artiste associé du 60e Festival d'Avignon: il présente Asobu dans la Cour d'Honneur du Palais des Papes, en ouverture du festival, ainsi qu'une performance en collaboration avec le peintre Miquel Barcelo, Paso doble, à l'église des Célestins. Depuis 1995, il est directeur du Centre Chorégraphique National d'Orléans.
Apportant un soin tout particulier à la musique, avec une prédilection pour le caractère dramatique de l'improvisation, Josef Nadj fait appel pour la plupart de ses créations à des musiciens qui composent la partition et, parfois, l'interprètent sur scène. Parmi eux, le saxophoniste Akosh Szelevényi, dont le souffle libre et paroxystique accompagne depuis longtemps les faits et gestes de Nadj. Pour Les Corbeaux - la première chorégraphie qu'il présentera au Grand Théâtre -, Josef Nadj s'est ainsi tout naturellement associé
à Akosh Szelevényi, avec lequel il poursuit sa conversation en s'intéressant à la nature de leur région natale. Comme l'indique son titre, Les Corbeaux s'inspire de l'instant fugace où ces oiseaux se posent et où s'opère la transition entre le vol et la marche. Dans le dialogue danse/musique, un troisième élément vient s'inviter pour s'exprimer, «réagir librement» et faire parler sa voix silencieuse: une peinture noire, brillante, fluide, qui, dans le fil du geste musical et chorégraphique, déposera la trace, témoignage ou empreinte, du passage des oiseaux. Ainsi, le mouvement dansé auquel se livre le danseur au cours de son improvisation - un mouvement qui engage progressivement sa main, son visage, son bras,
puis son corps tout entier -, devient un véritable geste pictural.
» […] cette pièce palpitante […] croise les deux passions de Nadj, la danse et le dessin, dans un même mouvement. […] Une performance épatante dont on attend avec impatience ce nouvel épisode.
Rosita Boisseau, Télérama
» Un chorégraphe, un metteur en scène, Nadj? Non, un inventeur d'une forme à venir, c'est rare, et unique.
Luc Décygnes, Le Canard Enchaîné
CHORÉGRAPHIE ET INTERPRÉTATION Josef NadjCOMPOSITION MUSICALE Akosh Szelevényi (saxophoniste et poly-instrumentiste)
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Mercredi 24 NOVEMBRE 2010 à 20h00 (tickets)
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[EN] In Les Corbeaux, Josef Nadj creates a dialogue with saxophonist Akosh Szelevényi that explores natural beauty. In particular, the piece is inspired by the meticulous scrutiny and observation of crows. But the piece also employs a third element, namely painting - the dancers using black paint on a white canvass to create a new work during each performance.
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