Les Théâtres de la Ville de Luxembourg

#01 CENDRILLON

Jules Massenet (1842-1912)

Conte de fées en quatre actes
Livret d'Henri Cain d'après le conte de Charles Perrault
Créé à l'Opéra Comique le 24 mai 1899 / En français, avec surtitres en français & allemand

[FR] Une «féerie lyrique»! C'est bien ainsi que l'on peut définir le Cendrillon de Jules Massenet.

Il y a d'abord le plaisir de retrouver le bon vieux conte de fées, de s'attrister de la si triste condition de la petite souillon, de s'agacer du ridicule agressif de la marâtre et de ses deux pimbêches de filles, de se réjouir du surgissement de la marraine-fée, de s'émerveiller devant les métamorphoses miraculeuses qu'elle provoque, de s'émouvoir de la rencontre-coup de foudre, de s'inquiéter de l'heure qui passe - bientôt minuit - et d'assister, en sachant déjà ce qui va advenir, à la séance d'essayage de la chaussure. Tout est bien qui finit évidemment bien!

Jules Massenet, que l'on réduit trop souvent à Werther ou Manon, y ajoute les charmes - absolument féeriques eux aussi - d'une musique aux atmosphères multiples: émouvant monologue désespéré, vocalises acrobatiques, fête baroque, duos douloureux ou romantiques, danses endiablées, airs furieux ou ironiques. Une découverte bienvenue que celle de cette musique-là.

Et cette «féerie lyrique», Benjamin Lazar l'accomplit dans sa mise en scène. Benjamin Lazar, c'est l'homme des lumières «naturelles», à la bougie, des reconstitutions fidèles, à l'identique. Et nos yeux se souviennent alors du Sant'Alessio de Landi ou du Cadmus et Hermione de Lully.

Cette fois, ayant appris que cet opéra, commandé à Massenet, en mai 1899, pour la réouverture de l'Opéra Comique de Paris, après un incendie dévastateur, avait profité des possibilités «spectaculaires» d'une invention encore récente, l'électricité, Benjamin Lazar a décidé d'en jouer dans sa mise en scène. Et nombreuses sont donc les interventions, magiques évidemment, de cette «fée» des temps modernes. Ajoutons-y un joyeux délire dans la conception de costumes extravagants, une inventivité savoureuse pour quelques moments-clés du récit (des vêtements-lampes, par exemple), et de ravissants intermèdes dansés.

» Cette «féerie lyrique», créée en 1899 est un petit bijou et l'une de ces belles peintures de la féminité dont le musicien s'est fait une spécialité, avec ses fameux opéras (Werther, Thaïs, Manon, Esclarmonde, Ariane, etc.) où les grandes prêtresses, les enchanteresses, les femmes blessées sont portraiturées avec une rare finesse psychologique et musicale. Le Monde

» Lazar nous réserve d'authentiques moments de féerie visuelle, nous rappelant que cette Cendrillon est avant tout un conte de fées. Ici, les tableaux s'enchaînent comme on tourne les pages d'un grand livre d'image… Le Figaro

[DE] Das Märchen vom Aschenputtel gehört gleichermaßen zum deutschen wie zum französischen Kulturkreis. Mit einem Unterschied: In der Geschichte der Gebrüder Grimm erkennt der Prinz die ihm bestimmte Braut an einem goldenen Schuh, in der französischen Version von Charles Perrault ist die aufschlussreiche Fußbekleidung aus Glas.

Kein Wunder, dass die ereignisreiche Story um böse Stiefschwestern und wundersamen Feenzauber auch viele Opernkomponisten zur Vertonung gereizt hat. Bis heute hat sich vor allem Rossinis Cenerentola auf den internationalen Bühnen gehalten, in Frankreich steht aber Jules Massenets Oper Cendrillon zumindest gleichberechtigt daneben. Sie entstand 1899 als Auftragswerk zur Wiedereröffnung der Pariser Opéra Comique und trat dann einen kurzen, aber intensiven Siegeszug in der ganzen Welt an. Die zeitgenössische Kritik lobte den "leichten Tonfall" des Märchenspiels, das sich hinter den großen romantischen Opern von Massenet nicht zu verstecken braucht.

An der Opéra Comique ist auch die neue Cendrillon-Koproduktion entstanden, die nun die Opernsaison im Grand Théâtre eröffnet. Regie führt Benjamin Lazar, der in den letzten Jahren eine ureigene Handschrift entwickelt hat. Unvergessen Cadmus et Hermione und vor allem Steffanis Sant'Alessio in einer nur vom Kerzenschein erleuchteten, der Barock-Epoche präzise nachempfundenen Szenerie.

Cendrillon lässt Lazar zur Entstehungszeit spielen - also in der Ära des Übergangs von Kerze und Gaslicht zum Zeitalter der Elektrizität. Auch diesmal spiegeln sich die Zeit-Erscheinungen in Lazars Regie und dem Bühnenbild von Adeline Caron wider.

Die Leitung der Luxemburger Philharmoniker übernimmt Alexander Liebreich, Chefdirigent des Münchener Kammerorchesters und künftiger Direktor des polnischen Rundfunkorchesters. Die Besetzung um Barock-Spezialistin Judith Gauthier in der Titelpartie und Marie Lenormand in der Hosenrolle des Prinzen wartet mit einem echten Weltstar auf: Ewa Podleś, mit ihrem klangvoll-tiefen Kontra-Alt an allen großen Opernhäusern zu Gast, brilliert als herrlich-schräge Stiefmutter.

[EN] Jules Massenet's Cendrillon is best described as an operatic fairytale. His take on the Cinderella story. All too often recognised only for his versions of Werther or Manon, Massenet here produces a work of charm, packed with moving monologues, acrobatic vocals, baroque atmosphere, painful and romantic duets, furious dances and ironic airs.

 

Direction musicale Alexander Liebreich
Mise en scène Benjamin Lazar
Collaboration à la mise en scène Louise Moaty
Collaborateurs artistiques aux mouvements Cécile Roussat & Julien Lubeck
Scénographie Adeline Caron
Costumes Alain Blanchot
Lumières Christophe Naillet

Cendrillon Judith Gauthier
Le Prince charmant Marie Lenormand
La Fée Mélanie Boisvert
Madame de la Haltière Ewa Podleś
Pandolfe Laurent Alvaro
Noémie Caroline Mutel
Dorothée Caroline Champy Tursun

Orchestre Orchestre Philharmonique du Luxembourg
Chœur Chœur Lyrique Saint-Étienne Loire

Production créée le 5 mars 2011 à l'Opéra Comique

Production Opéra Comique (Paris)
Coproduction Opéra Théâtre de Saint-Étienne, Les Théâtres de la Ville de Luxembourg

Partenaire associé Palazetto Bru Zane - Centre de musique Romantique française
Représentations au Luxembourg en collaboration avec l'Orchestre Philharmonique du Luxembourg 

Samedi 6 OCTOBRE 2012 à 20h00 (tickets)
Lundi 8 OCTOBRE 2012 à 20h00 (tickets)
Mercredi 10 OCTOBRE 2012 à 20h00 (tickets)

DURÉE
 2h40 & entracte

Introduction à l'opéra
par Monsieur Stéphane Gilbart des Amis de l'opéra en présence du metteur en scène Benjamin Lazar une demi-heure avant la représentation du 6 octobre

par Monsieur Frédéric Habets des amis de l'opéra une
demi-heure avant les représentations du 8 et 10 octobre (en langue française)

Adultes 65 €, 40 €, 25 € / Jeunes 8 €

Lieu: Grand Théâtre / Grande Salle

Dans le cadre de

Luxembourg Festival

 [TICKETS]2012-10-06 20:00:00 13180+2012-10-08 20:00:00 13183+2012-10-08 20:00:00 13184

Claude lenners